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Est-du-Québec

La chaleur et la sécheresse ont nui à la pêche au saumon

Vanessa Limoges | TVA Nouvelles

En raison de la chaleur et du manque de précipitations, les saumons ont été moins nombreux dans certaines rivières de l'Est-du-Québec, au grand dam des pêcheurs qui étaient moins nombreux dans les rivières.

«C'est sûr que ces conditions-là ont pour effet de ralentir les montaisons», a souligné le directeur général de la rivière Matane, dans la ZEC Saumon, Sébastien Lavoie, en faisant le bilan de la saison de pêche.

Environ 2000 saumons ont remonté la rivière Matane cette année, soit 400 de moins que la moyenne et les pêcheurs, eux, ont été confrontés presque tout l'été à des conditions de pêche médiocres

«Les niveaux d'eau étaient très bas et, avec des conditions de pêche comme ça, ça affecte la fréquentation sur la rivière», a précisé M. Lavoie.

Environ 1000 pêcheurs de moins que l'an dernier se sont rendus sur la rivière Matane. «C'est sûr qu'on ne fera pas des gros gros bénéfices. Peut-être même qu'on va faire une perte à la fin de la saison», a indiqué M. Lavoie.

Sur la rivière Rimouski, environ 550 saumons sont venus frayer cette année. Ils étaient 150 de plus que l'an dernier, malgré des conditions défavorables, un phénomène que peine à expliquer les gestionnaires de la rivière.

«Pour une année de canicule, on est très satisfaits! C'est sûr que les saumons ont tardé à rentrer, il y a eu une période de l'année où il y avait peu d'eau, mais aussitôt que ça s'est replacé moindrement, on a eu du saumon», a indiqué le directeur général de la ZEC Saumon Rimouski, Stéphane Forest.

Une situation complexe sur la rivière Mitis

Sur la rivière Mitis, la saison a bien mal commencé en raison de la nouvelle cage de capture d'Hydro-Québec qui n'a pas apporté autant de montaisons qu'à l'habitude.

Depuis des décennies, on capturait les saumons à proximité de la centrale Mitis 2, mais un bris en a forcé l’arrêt.

Ainsi, le piège de capture a dû être déplacé et le nouveau piège a dû être amélioré.

«Le piège n'était pas optimal en début de saison. Cette situation a occasionné une problématique au niveau des revenus. Par contre, au niveau de la conservation, de la pérennité de la ressource, c'est plus encourageant, somme toute», a expliqué le directeur général de la rivière Mitis, Alexandre Dionne.

Des ajustements ont été faits, ce qui a permis un certain rattrapage en cours de saison au niveau des montaisons, mais le nombre de pêcheurs qui ont visité la rivière Mitis cette saison-ci a presque diminué de moitié.

Le début de saison difficile sur la rivière Mitis a toutefois profité à la rivière Rimouski, vers laquelle de nombreux pêcheurs se sont tournés.

Après deux étés très chauds, les administrateurs espèrent que 2019 leur donnera un peu de répit et de fraîcheur.