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La hausse des prix des maisons revue à la baisse d’un océan à l’autre

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

La firme Moody’s Analytics vient de revoir à la baisse ses prévisions concernant la hausse annuelle des prix des maisons dans 33 agglomérations canadiennes au cours des cinq prochaines années, dont Montréal et Québec.

En se basant sur les données de RPS Property Solutions, Moody’s Analytics tablait en mai sur une croissance annuelle de 4,3 % des prix des maisons unifamiliales dans la métropole québécoise. En août, selon les données dévoilées cette semaine, la hausse a été revue à 2,6 %.

Selon ce que rapportait mercredi le quotidien «The Globe and Mail», le marché montréalais demeure sous-évalué, mais «sous les 4 %», alors que Vancouver et Toronto sont surévaluées de 51 % et 40 %, respectivement.

Du côté de Québec, Moody’s Analytics prévoyait une hausse annuelle des prix de 2,9 % dans l’unifamiliale en mai dernier, mais celle-ci chute pour atteindre seulement 1,1 %.

Ailleurs dans la Belle Province, Trois-Rivières est passée d’une baisse projetée des prix de -1,3 % en mai à une augmentation 0,9 % en août. Même chose pour Saguenay, avec des chiffres de -1,6 % à 0,5 %.

À l’échelle canadienne, la hausse moyenne des prix des maisons a fondu de moitié, passant de 3 % en mai à 1,5 % en août.

Dans les bouillants marchés de Vancouver et de Toronto, les prévisions sont aussi revues à la baisse, résultat en partie des taxes imposées aux investisseurs étrangers par la Colombie-Britannique et l’Ontario, sans compter les nouvelles règles hypothécaires imposées par Ottawa. À Vancouver, la hausse annuelle des prix des maisons sur un horizon de cinq ans passe ainsi de 3,9 % à 2,4 %, de mai à août, tandis qu’à Toronto l’on revoit les chiffres de 2,9 % à 1,3 %.