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Signes religieux: les récalcitrants perdront leur emploi, prévient la CAQ

Geneviève Lajoie | Agence QMI

Les enseignants, les juges, les policiers et les procureurs de la Couronne qui refuseront de retirer leur signe religieux perdront leur emploi, prévient le futur gouvernement Legault.

Désormais au pouvoir, la CAQ promet d’adopter rapidement un projet de loi visant à bannir le voile islamique, la kippa, le turban sikh et la croix chrétienne apparente chez les employés de l’État en position d’autorité.

Il n’y aura pas de passe-droit pour les récalcitrants, affirme la députée caquiste Geneviève Guilbault. Le gouvernement Legault accordera «une période de transition» aux gens visés, après quoi ils devront se soumettre aux nouvelles règles.

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«Ces personnes-là seront libres de pouvoir se relocaliser dans un autre poste qui ne sera pas en position d’autorité, mais ce sera à eux, à ce moment-là, de faire le choix qui s’impose», a-t-elle précisé mercredi, au terme du premier caucus des élus caquistes.

«Ils vont faire le choix de ne plus occuper l’emploi s’ils souhaitent maintenir le port du signe religieux», a insisté celle qui se décrit comme une des porte-parole de la transition du gouvernement Legault.

Clause dérogatoire

Le nouveau gouvernement caquiste a rejeté du revers de la main la mise en garde de Justin Trudeau contre l'utilisation de la clause dérogatoire pour interdire le port de signe religieux aux personnes en position d’autorité. François Legault n’hésitera pas à recourir à cet outil pour faire respecter sa promesse de laïcité.

«Cette clause-là a été utilisée à de multiples reprises, à la fois par les gouvernements successifs du Parti québécois et du Parti libéral dans une foule de dossier, a plaidé le député Simon Jolin-Barrette, envoyé par son chef pour répondre aux questions des journalistes à sa place. Nous on est convaincu que notre projet de loi va respecter la constitution canadienne et si d’aventure il y avait une certaine contestation, on pourrait avoir recours à la clause dérogatoire».