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Parents et profs ont des attentes envers le gouvernement Legault

TVA Nouvelles

Parmi les gens qui ont des attentes élevées envers le nouveau gouvernement, on compte les parents d'enfants qui ont besoin d'aide à l'école et qui sont à bout de souffle.

«J'aimerais avoir confiance. Honnêtement, mon vote n’est pas allé vers eux, parce que ce n'est pas eux qui offraient plus de services dans leur programme. J'espère maintenant que les belles promesses qu'ils font depuis qu'ils ont été élus seront respectées», a confié à TVA Nouvelles Geneviève Charron.

Madame Charron est la mère du petit Éloi, dont l'histoire a été racontée récemment à l'émission d'enquête «J.E.».

Cet élève de 2e année est atteint d'un trouble sévère du langage, mais il n'a accès à aucun service. Madame Charron émet des réserves quant à l'arrivée d'un gouvernement caquiste.

«Les maternelles 4 ans, c'est bien beau, de faire du dépistage plus tôt, mais ça sert à quoi si on les abandonne par la suite?», se demande-t-elle.

États généraux

La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel-Bourdon, a elle aussi réagi aux différentes promesses de la CAQ.

«On accueille favorablement d'avoir du soutien dans les classes. Maintenant, il faut que les gens soient formés et il faut qu'il y ait un bassin assez grand de personnes pour être orthopédagogue, psychoéducateur, technicien en éducation spécialisée, dans nos classes.»

Madame Harel-Bourdon en profite pour demander des États généraux sur l’éducation.

À l'Alliance des professeurs de Montréal, on rappelle que la détresse psychologique des enseignants contribue à la pénurie de main-d'œuvre en ce domaine.

«Je vous dis que la moitié des profs songent quitter. Est-ce que c'est en les évaluant, en rajoutant de la pression qu'on va faire en sorte qu'ils vont demeurer plus à la Commission scolaire de Montréal ou dans n'importe quelle autre commission scolaire, ou est-ce qu'on ne devrait pas plutôt commencer à fournir les moyens nécessaires aux enseignantes et enseignants pour faire convenablement leur travail?», questionne Catherine Renaud, présidente du syndicat.

En attendant la mise en place des mesures gouvernementales, Geneviève Charron se sent abandonnée.

«Il faut se débrouiller. Il faudrait aller au privé, mais ce n'est pas tout le monde qui a les moyens. Moi, je suis veuve, j'élève toute seule deux enfants. Je n’ai pas les moyens d'aller au privé. Je suis travailleuse autonome. Alors, je suis comme dépendante des services publics, puis comme c'est là, on n’en a aucun», conclut-elle.

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