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Lock-out à l’aluminerie de Bécancour: les négociations sont suspendues

Agence QMI

PHOTO CAPTURE D'ÉCRAN/TVA NOUVELLES

Les négociations ont été suspendues à l'aluminerie de Bécancour (ABI) en lock-out depuis le 11 janvier dernier, l’écart entre les parties étant trop important.

La nouvelle a d’abord été annoncée en début d’après-midi, vendredi, par Lucien Bouchard, le médiateur spécial au dossier, puis confirmée par la suite par le Syndicat des Métallos.

Dans un communiqué, Me Bouchard a expliqué qu’une rencontre a eu lieu entre les parties syndicale et patronale en septembre à Pittsburgh à l’issue de laquelle il a été convenu qu’elles tenteraient «de déterminer les conditions qui permettraient de les convoquer à nouveau à la table de négociation, avec une chance raisonnable de régler leur conflit».

Pittsburgh est la ville américaine où est situé le siège social d’Alcoa, un des deux groupes propriétaires d’ABI, l’autre étant Rio Tinto. Alcoa détient 75 % de l’usine, alors que Rio Tinto en contrôle 25 %.

Après cette rencontre, un comité restreint formé de représentants spécifiquement mandatés par les deux parties s’est réuni à Montréal, mais, a indiqué Me Bouchard, «au terme de ces discussions, le médiateur spécial, le conciliateur et les parties constatent que le contexte ne se prête pas à un retour à la table de négociation, compte tenu des positions très éloignées de l'employeur et du syndicat».

Le syndicat dit qu’il informera ses membres de l’état des récentes discussions et qu’il pourra donner davantage de détails aux médias une fois que cela aura été fait, soit dans le courant de la semaine prochaine.

Le litige porte sur le respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre et le financement du régime de retraite, a rappelé le Syndicat des Métallos, vendredi.

«C’est 1030 familles qui sont à la rue depuis le déclenchement du lockout par ABI le 11 janvier dernier. [...] Rappelons que le lockout déclenché par Alcoa et Rio Tinto [les propriétaires d’ABI] a privé à ce jour l’État québécois de 161 millions en revenus d’électricité.»

De son côté, la direction de l’Aluminerie de Bécancour, également par voie de communiqué, vendredi, s’est dite déçue de la situation, disant demeurer «ouverte à résoudre les enjeux du présent conflit de travail, et ce par une entente qui améliorerait la profitabilité et la production de l'usine, afin d'assurer une viabilité à long terme et le maintien des emplois de grande qualité».