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Pierre Arcand nommé chef intérimaire du PLQ

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

Les libéraux ont choisi le vétéran Pierre Arcand pour assurer l’intérim de Philippe Couillard et ont également décidé d’exclure Guy Ouellette de leur caucus.

M. Ouellette n’était pas présent lors de la première réunion des nouveaux élus libéraux, vendredi matin, à Québec. Le député de Chomedey a plutôt transmis une lettre explicative qui a été lue aux membres du caucus.

Les députés libéraux ont ensuite choisi d’exclure de leur équipe l’élu de Chomedey, désormais indépendant. Le contenu de la lettre n’a pas été dévoilé au public.

Notre Bureau d’enquête avait révélé pendant la campagne électorale que Guy Ouellette avait probablement transmis des informations sensibles sur le PLQ à la Coalition avenir Québec, une information ensuite confirmée par le chef caquiste François Legault. Philippe Couillard avait malgré tout décidé de conserver la candidature de M. Ouellette.

Arcand chef par intérim

Les élus libéraux ont choisi Pierre Arcand comme chef intérimaire de leur formation politique, à la suite de la démission de Philippe Couillard, la veille.

«L'unité du parti politique qu'est le Parti libéral, c'est ma première priorité», a dit M. Arcand, qui se considère comme «quelqu’un d’équipe».

 

Le nouveau leader n’a pas tardé à attaquer les promesses de la CAQ.

«M. Legault devra nous expliquer comment il compte faire sa maison des aînés, faire son troisième lien [...] et également qu'est-ce qu'il va faire au niveau des seuils d'immigration», a dit le chef libéral.

Le parti n’a pas voulu s’avancer sur la date de la course à la direction, au terme de laquelle sera choisi le député qui tentera de devenir premier ministre, en octobre 2022.

«J’imagine que ceux qui veulent procéder rapidement ont en tête l’automne 2019, et les autres visent davantage 2020», a dit en anglais M. Arcand.

Plus nationaliste?

Par ailleurs, la députée et ministre sortante Hélène David estime que le PLQ doit revenir aux valeurs qui l’animaient à l’époque de Robert Bourassa, comme le nationalisme.

«Je pense que nous pouvons dire avec fierté la nation québécoise, et la souligner, et parler aux francophones, a-t-elle dit. Ce n’est pas normal que des francophones nous désertent, il faut aller leur parler. J’ai l’impression qu’on a raté notre coup un peu de ce côté-là.»

Avec Patrick Bellerose

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