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Le rapport du GIEC «salué» par la ministre McKenna

Agence QMI

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a promis lundi de poursuivre ses efforts pour lutter contre les changements climatiques, dans la foulée de la publication d'un rapport alarmant du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Dans son rapport publié dimanche, le GIEC indique que les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités humaines ont déjà fait augmenter la température mondiale de 1 °C. Cette hausse devrait atteindre 1,5 °C d'ici quelques décennies, à moins d'une diminution drastique des émissions.

La ministre McKenna a réagi lundi en soutenant que son gouvernement est déterminé à atteindre les objectifs fixés lors de l'accord de Paris, soit une diminution de 30 % des émissions de GES d'ici 2030, par rapport à l'année 2005.

«On sait qu’on doit en faire plus. Je suis impatiente de poursuivre ce travail essentiel à la @COP24. Ensemble, on doit construire un avenir plus propre pour nos enfants et nos petits-enfants», a écrit la ministre sur son compte Twitter.

Critiques

Celle-ci a profité de l'occasion pour adresser un message aux conservateurs. «L'action climatique ne devrait pas être un dossier partisan. C'est le temps pour les politiciens conservateurs de cesser de jouer avec le futur de nos enfants», a-t-elle affirmé.

Mme McKenna a aussi relayé un message de Gerald Butts, le secrétaire principal du premier ministre Justin Trudeau. «Vous pouvez maintenant choisir entre un gagnant du prix Nobel d'économie et Kenney/Ford/Scheer pour décider qui a raison sur l'effet économique de mettre un prix sur le carbone», a-t-il écrit en faisant référence à l'attribution du Nobel d'économie, lundi, aux Américains William Nordhaus et Paul Romer, qui s'intéressent aux impacts des activités économiques sur le climat.

Ces derniers mois, le plan de Justin Trudeau de doter le pays d'une taxe sur le carbone pancanadienne dès le 1er janvier a été durement attaqué, notamment par la Saskatchewan et le nouveau premier ministre de l'Ontario, Doug Ford. Récemment, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a emboîté le pas à ses homologues, tandis que l'Alberta refuse désormais d'augmenter le prix de sa propre taxe carbone en raison du différend sur le dossier de l'oléoduc Trans Mountain.

Le premier ministre ontarien Doug Ford a pris part, vendredi dernier, à un rassemblement d'opposants à la taxe carbone à Calgary. Il avait alors qualifié cette taxe de «nuisible pour l’emploi» et avait souligné qu'elle est contraire au bon sens.

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