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L’OIF ne doit plus être «un party de dignitaires», dit Labeaume

Dominique Lelièvre

 - Agence QMI

ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est «rendue un party de dignitaires», a dénoncé lundi le maire de Québec, Régis Labeaume, en demandant un «renouveau» à la tête de l’institution dirigée depuis 2015 par Michaëlle Jean.

«Ce n’est plus une organisation que je sens en fusion et en harmonie avec les francophones, en tout cas sûrement [pas] de ce côté-ci [de l’Atlantique]. Moi, je suis convaincu que ça nous prend un leadership rajeuni là-bas», a affirmé M. Labeaume en marge du Congrès commun Québec-France qui prenait fin au Centre des congrès de Québec.

Le maire a refusé de dire ouvertement s’il appuie ou non la candidature de l’ancienne gouverneure générale du Canada en justifiant que son propos est plus «fondamental». «Ce qui m’intéresse, ce n’est pas qui va diriger l’OIF, c’est qu’est-ce qu’elle va faire. C’est quoi son plan de match?» a-t-il demandé.

M. Labeaume a cependant laissé savoir plusieurs fois et de façon fracassante à quel point la gestion de l’organisme international depuis quelques années l’indigne. Il estime que OIF, qui désigne vendredi sa prochaine secrétaire générale, s’est éloignée de son rôle de promotion de la langue française et du fait français.

«Pas des chefs d'État»

«Il y a une confusion des genres, aussi. À l’OIF, les dirigeants ont tendance à se prendre pour des chefs d’État. Ce ne sont pas des chefs d’État. Ce doivent être des activistes de la culture française», a-t-il exprimé en mêlée de presse.

Devant une salle de 300 personnes, il a martelé que l’institution devait être confiée à des gens «représentatifs de la francophonie de demain» et qu’elle ne doit pas être «une piste d’atterrissage pour les politiciens en fin de carrière», déclenchant des applaudissements nourris.

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