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Rapport annuel

La situation s’améliore à la DPJ du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Andréanne Larouche | TVA Nouvelles

Le portrait semble s’améliorer à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui avait été sévèrement critiquée l’an dernier dans un rapport de la Commission des droits de la personne.

La mort d'un bambin de 22 mois en 2016 a entraîné une prise de conscience à la DPJ. L’enfant avait été placé sur une liste d’attente et les délais avaient été trop longs.

Dans son rapport annuel présenté mercredi, on constate qu'en 2017-2018, l'organisation a retenu davantage de signalements (1850 signalements, soit 161 de plus qu'en 2016-2017).

«Ça fait suite au rapport de la Commission des droits de la personne qui nous demandait de revoir ces pratiques-là», précise la directrice de la protection de la jeunesse Caroline Gaudreault.

«On suit un peu plus les 0 à 5 ans qui sont sur les listes d'attente, ajoute Mme Gaudreault. On s’assure que pendant qu’ils sont en attente, il y ait une intervention quand même.»

Moins de dossiers en attente

En mars dernier, une centaine d'enfants se trouvaient sur une liste d'attente de la DPJ. Aujourd’hui, la situation s'est améliorée.

«On a présentement 37 dossiers en attente avec un délai de 15 jours en moyenne, précise Caroline Gaudreault. Un enfant qui attend, c’est un enfant de trop, mais c’est quand même un risque acceptable.»

Du renfort

Depuis le 20 août dernier, la DPJ dispose de cinq employés supplémentaires. Une équipe est spécialement dédiée aux situations considérées urgentes. À cela s’ajoutent environ 25 postes qui sont présentement ouverts ou qui s’ouvriront dans les prochains jours.

Ces mesures devraient permettre d’aider les intervenants déjà en place, dans un milieu où l'épuisement psychologique des employés a été décrié dans les derniers mois.

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