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Fraude et corruption

SNC-Lavalin échoue à faire tomber les accusations criminelles

Sylvain Larocque | Agence QMI

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SNC-Lavalin n’a pas réussi à convaincre le gouvernement fédéral de mettre de côté les accusations de fraude et de corruption déposées contre la multinationale québécoise en 2015.

La nouvelle a fait chuter l'action de SNC, qui perdait plus de 10 % à la Bourse de Toronto, mercredi matin.

La firme d’ingénierie a indiqué mercredi que le Service des poursuites pénales du Canada ne l’invitera pas, «pour le moment», à négocier un accord de réparation. En vertu d’une telle entente, Ottawa aurait accepté de laisser tomber les accusations criminelles en échange du paiement d’une amende.

Se disant «fortement en désaccord» avec la décision du gouvernement, SNC envisage de la contester devant un tribunal.

Dans un communiqué publié uniquement en anglais, l’entreprise montréalaise déplore le fait qu’elle sera désormais confrontée, «inutilement», à «une période prolongée d’incertitude».

La possibilité de conclure un accord de réparation est toute nouvelle au Canada: elle découle d’une loi fédérale qui vient d’entrer en vigueur. SNC-Lavalin avait fortement fait pression sur Ottawa pour obtenir la mise en place de ces dispositions inspirées de celles qui existent dans plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.

Notons que selon «La Presse», la Gendarmerie royale du Canada envisage le dépôt de nouvelles accusations criminelles contre SNC-Lavalin en lien avec le versement de pots-de-vin. D’importantes perquisitions ont eu lieu en mars au siège social de l’entreprise.

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