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Californie

Un hologramme du président Reagan réveille de vieux souvenirs

Agence France-Presse

Le musée Ronald Reagan, près de Los Angeles, a inauguré mercredi un hologramme nouvelle génération pour redonner (virtuellement) la vie et la parole au défunt président américain (1981-1989).

Voix, stature, expressions et même la gestuelle: le projet a nécessité quatre années de travail et un million de dollars d'investissement, mais le résultat est saisissant, selon les journalistes qui ont assisté à la présentation organisée au Ronald Reagan Presidential Library and Museum.

«C'est un peu déstabilisant pour être honnête», a déclaré à l'AFP Joanne Drake, qui a travaillé à la Maison-Blanche durant le second mandat du président Reagan et l'a accompagné ensuite jusqu'à sa mort en tant que porte-parole et assistante.

 

L'hologramme de Ronald Reagan retrace trois moments de sa vie politique et personnelle: à bord de l'ancien train présidentiel Ferdinand Magellan, utilisé pour des discours de campagne en 1984; dans sa propriété de Rancho del Cielo en Californie, de retour d'une promenade à cheval avec son épouse Nancy; et enfin dans le célèbre Bureau ovale qu'il a occupé durant huit ans.

«J'ai l'impression d'être à ses côtés», a assuré John Heubusch, ancien proche du chef d'État qui dirige aujourd'hui le musée et la fondation Reagan.

Des techniques de pointe ont été utilisées pour recréer Ronald Reagan en trois dimensions, visible sans lunette ou autres équipements spéciaux. Un acteur d'un poids et d'une corpulence appropriés a été engagé et s'est imprégné de toute la gestuelle du chef d'État, pour reproduire au mieux ses mouvements d'épaules par exemple.

Quant au visage, différent selon les époques, il a nécessité des modèles en silicone qui ont été insérés dans l'image finale. «Quand je travaillais sur le projet au cours des deux dernières années, j'avais envie de m'approcher et de le toucher», sourit Mme Drake.

La voix de l'hologramme aussi est plus vraie que nature: chaque mot a été extrait d'un de ses discours ou entretiens, puis «copier-coller» pour constituer le texte des différentes scènes.