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Leader parlementaire

Éventuelle course à la chefferie du PLQ: Arcand aura Proulx à l’œil

Patrick Bellerose

 - Agence QMI

Le nouveau chef intérimaire du PLQ s’assurera que Sébastien Proulx ne profitera pas de son poste de leader parlementaire pour avantager son éventuelle candidature à la chefferie.

«Je vais être présent à chaque fois qu’on va discuter de qui prend la parole par rapport à quoi, quand on va faire la sélection du cabinet fantôme, des gens qui vont travailler autour, etc.», a énuméré Pierre Arcand jeudi pour expliquer comment il s’assurera que son nouveau leader parlementaire ne bénéficiera pas d’un avantage indu sur ses éventuels adversaires.

Au sein d’un cabinet fantôme, un leader parlementaire a droit à divers avantages, dont un budget pour embaucher de proches collaborateurs.

C’est aussi lui qui distribue le temps de parole à ses collègues en chambre, en plus d’être fréquemment invité à commenter les divers dossiers dans les médias.

Le «Journal de Québec» rapportait jeudi que la décision de Pierre Arcand de nommer un possible candidat à la chefferie à ce poste crée «un malaise» au sein du caucus libéral.

«C’est sûr que ça va être perçu comme un avantage indu» par ses rivaux potentiels, a confié un élu libéral. Un leader parlementaire a du personnel, du budget et «énormément d’"exposure"», insiste-t-on.

Pas de course pour le moment

Mais Pierre Arcand fait valoir qu’il «n’y a pas de course pour le moment». Sébastien Proulx pourrait être appelé à quitter ses fonctions de leader parlementaire s’il décide de se porter candidat.

«La journée qu’on sera en course, on se posera véritablement la question. Et j’aurai l’occasion d’en discuter avec le caucus», a-t-il expliqué au moment d’entrer au dernier conseil des ministres du gouvernement libéral.

Dès que la date d’une future course à la chefferie sera connue «à ce moment-là, la course pour moi, commence», précise Pierre Arcand.

«Je pense que nous avons en monsieur Proulx un leader parlementaire d’expérience», a-t-il fait valoir. Ce dernier a déjà occupé le poste de leader parlementaire de l’ADQ à l’époque de Mario Dumont.

Proulx ne ferme pas la porte

Le principal intéressé n’a d’ailleurs pas fermé la porte à une éventuelle candidature. «Cette décision-là n’est pas prise, dit Sébastien Proulx. Comme toute autre décision dans une vie, on les prend lorsqu’on a les faits devant nous et lorsqu’on a fait cette réflexion-là soi-même et avec sa famille. Pour l’instant, je n’en suis pas là.»

De son côté, l’ex-ministre Pierre Moreau, défait aux dernières élections, n’écarte pas non plus de se lancer éventuellement dans une course à la chefferie. «Je ne ferme la porte à rien du tout», a-t-il commenté jeudi.

L’ex-député de Châteauguay souligne toutefois qu’un post-mortem de l’élection s’impose avant de réfléchir à la direction que doit prendre le parti. «Il faut qu’on saisisse bien le message et qu’on soit capables de reconstruire sur ces bases-là», dit Pierre Moreau.

Le ministre sortant des Transports, André Fortin, se dit également «en réflexion pour l’instant». «On en discute en famille aussi», dit-il.Également pressentie pour la chefferie, la ministre sortante de l’Économie, Dominique Anglade, affirme qu’elle se prononcera «en temps et lieu».

«Il n’y a pas de chefferie présentement, dit-elle. Je pense qu’il faut, de manière prioritaire, resserrer les rangs puis travailler avec le parti, avec les militants.»

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