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Lac-Saint-Jean

Mashteuiatsh: Mamu Construction n'a pas été payée

Andréanne Larouche | TVA Nouvelles

L'entreprise de Mashteuiatsh Mamu Construction soutient que, si elle se retrouve actuellement en difficultés financières, c'est parce qu'elle n'a toujours pas été payée par la société minière Tata Steel pour des travaux effectués en 2017.

Mamu Construction réclame une somme de 8 millions $ à Tata Steel Canada, pour des travaux réalisés à Schefferville.

Selon l'entreprise du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il s'agit de la principale raison qui explique ses difficultés financières.

Au cours des derniers jours, Mamu Construction, qui compte près de 150 employés, a dû se placer à l'abri de ses créanciers, à qui elle doit plus de 24 millions $.

«On se retrouve fragilisé et victime de cette situation, déplore le porte-parole régional de Mamu Construction, François Saint-Gelais. On comprend que pour nos fournisseurs, nos sous-traitants, la situation est extrêmement difficile. C'est difficile pour nous aussi.»

Les dirigeants de Mamu Construction refusent de baisser les bras. Ils disent négocier avec Tata Steel dans l'espoir de trouver un terrain d'entente.

Des réclamations

Quant à Tata Steel, elle soutient, dans une déclaration, que Mamu Construction lui doit aussi de l'argent, sans toutefois s'avancer sur le montant. «La compagnie est prête à discuter de bonne foi avec Mamu. On devra par contre discuter des réclamations de toutes les parties, y compris celle de Tata Steel envers Mamu.»

Tata Steel ajoute ceci : «Un recours non judiciaire est le plan d’action préféré de Tata Steel. Cependant, si elle est forcée, Tata Steel se prévaudra de tous ses droits et réclamations envers Mamu, afin de préserver les intérêts économiques de ses actionnaires.»

Ce n'est pas la première fois que Tata Steel Canada fait la manchette parce qu'elle tarde à payer ses fournisseurs.

En 2015, l'entreprise Awen de Wendake lui réclamait 3,5 millions $. Elle a dû attendre un an avant d'être payée, à l'issue d'une entente à l’amiable.

Par ailleurs, l'entreprise Pétroles Naskinnuk de Schefferville, qui fait toujours affaire avec la minière présentement, admet que Tata Steel accuse des retards de paiement, ce qui peut mettre de la pression sur ses fournisseurs.