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Fin de la saga du «Kathryn Spirit»

Des travaux encore nécessaires malgré le retrait de l’épave

TVA Nouvelles

La saga du navire «Kathryn Spirit», qui s’était échoué sur les berges de Beauharnois après un incendie, est maintenant terminée. Cette menace écologique planait sur la tête des riverains du lac Saint-Louis depuis 2011.

Même si le «Kathryn Spirit» n'est plus qu'un souvenir, des travaux ont toujours cours pour démolir le batardeau qui l'encerclait. On craignait que le tas de ferraille laisse aller dans le lac Saint-Louis des produits toxiques, comme du plomb ou du mercure.

Malgré tout, il aura fallu sept ans pour s'en débarrasser et ce sont les contribuables canadiens qui ont payé pour ce gâchis. Si Ottawa parle d'une facture de 11 millions de dollars, le maire de Beauharnois et la députée de la région estiment que toute cette saga aura coûté près de 25 millions de dollars.

«La construction du batardeau, qui a servi à isoler le bateau, a coûté près de 8 millions de dollars, explique Anne Minh-Thu Quach, députée néodémocrate de Beauharnois-Salaberry. En 2016, ça a coûté près de six millions de dollars pour pouvoir redresser le bateau, câbler le bateau pour être sûr qu'il n'allait pas, justement, repencher.»

Le ministre des Transports Marc Garneau a précisé qu'une loi présentement à l'étude au Sénat va serrer la vis aux entreprises responsables de ces situations.

«Ils doivent avoir de l'assurance et l'assurance doit couvrir l'éventualité de disposer du navire», affirme le ministre.

Le Groupe St-Pierre n'a jamais obtenu les permis nécessaires pour démanteler le «Kathryn Spirit», si bien qu'il l'avait revendu à une compagnie mexicaine qui a fait faillite. Ça n'a pas empêché Ottawa de refiler ironiquement au groupe une bonne partie du contrat de démembrement, ce qui laisse un goût amer à la municipalité de Beauharnois.

Les travaux devraient être terminés l'an prochain. Quant à la barge qui est toujours sur place, des discussions sont toujours en cours avec le propriétaire, le Groupe St-Pierre, pour savoir si elle sera retirée. Les autorités assurent toutefois qu’il n’y a rien de dangereux à l’intérieur.

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