/regional/outaouais

Aucune ouverture prévue

Légalisation du cannabis: l'Outaouais laissée de côté par la SQDC

Christopher Nardi

 - Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/SQDC

Si vous sentez une odeur de fumée de cannabis le 17 octobre prochain dans les alentours de la capitale nationale canadienne, il est fort à parier que le consommateur célèbre la légalisation du pot avec un produit... illégal.

La raison est simple : le magasin physique le plus près de la région Ottawa/Gatineau est à environ 150 km, à Mirabel. En effet, la Société québécoise du cannabis (SQDC), vendeur exclusif de cannabis au Québec, ne compte pas ouvrir une succursale dans la quatrième ville en importance de la province d’ici la fin de l’année.

En avril 2019

Pourquoi ne pas aller à Ottawa alors? Parce que le gouvernement provincial de Doug Ford a décidé de retarder l’ouverture de succursales physiques en Ontario à avril 2019 afin de permettre l’ouverture de magasins privés.

Même si le projet de légalisation du cannabis est né dans la région, il sera quasi impossible d’avoir du pot dès le jour 1.

«C’est toute la beauté de la légalisation, ironise Maxime Guérin, avocat spécialisé en droit du cannabis. C’est vraiment très particulier, parce que les gouvernements nous disent que le but de la légalisation est d’enrayer le marché noir. Mais tu arrives le jour 1, le 17 octobre, et c’est complètement ridicule qu’il n’y ait pas de magasins physiques dans des endroits stratégiques comme Ottawa ou Gatineau.»

Mieux servis à Rimouski

Les Ottaviens et Gatinois devront donc commander leur cannabis en ligne à partir de mercredi prochain. Mais leur commande n’arrivera que dans les trois jours suivant leur achat. Ironiquement, les résidents de Rimouski seront servis plus rapidement.

«C’est particulier, en effet», admet le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

«C’est sûr qu’en obligeant les acheteurs à se procurer leur produit en ligne plutôt qu’en magasin, on perd la valeur ajoutée des employés qui peuvent les sensibiliser et les éduquer», ajoute la conseillère municipale Renée Amyot.

D’ailleurs, une étude publiée par Statistique Canada vendredi affirme que seulement 40 % des Québécois auront accès à des magasins de cannabis à moins de 10 km de leur résidence.

Dans la même catégorie