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Ma vie en films

Ricardo Trogi Inspiré par André Forcier

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Le cinéaste Ricardo Trogi a séduit les foules avec sa trilogie dédiée à ses souvenirs d’enfance, située dans les années 1980 et 1990. Loin des caméras, il nous entraîne dans son univers cinématographique...

Ricardo, quel est votre premier souvenir d’une salle de cinéma?

C’était dans un gymnase de l’école L’Étincelle à L’Ancienne-Lorette. Le premier film que j’ai vu était «Le magicien d’Oz». C’était ça ma première expérience de cinéma.

Et votre premier film marquant?

Par la suite, je suis allé dans une vraie salle de cinéma avec mon père. Nous sommes allés voir «King Kong» en 1976. Il s’agit du «King Kong» avec Jessica Lange qui était une femme adorable, mais qui m’attirait et m’écoeurait en même temps. J’étais trop jeune pour comprendre... Son jeu langoureux... ce n’était pas clair dans ma tête. Je me souviens juste de ça!

Et plus récemment?

«L’arrivée» de Denis Villeneuve.

Y a-t-il un film qui vous a révélé votre vocation de réalisateur?

C’était en 1990 ou en 1991, quand j’ai vu «Une histoire inventée» d’André Forcier. Il faut savoir qu’à l’époque, j’avais déjà décidé d’aller dans le cinéma. Mais c’est en voyant ce film que je me suis dit que je pouvais en faire au Québec. S’il avait réussi à convaincre les institutions avec un scénario aussi éclaté, je me suis dit qu’il y avait de la place pour moi. Ça a été le déclic pour moi et je m’en souviens très bien, j’étais à l’UQAM.

Qui a été votre premier «kick» au grand écran?

J’ai deux personnes qui me viennent en tête. Je pense que c’est Claudia Cardinale dans «Il était une fois dans l’Ouest». Je l’avais trouvée très belle quand j’étais petit. Si ce n’est pas elle, ce serait peut-être Raquel Welch dans «L’animal» avec Jean-Paul Belmondo. C’est probablement Claudia Cardinale, «Il était une fois dans l’Ouest» étant sorti en 1976, avant «L’animal».

La trame sonore qui a bercé votre adolescence?

Rien de moins que «Top Gun»! Je n’ai pas raté ça! J’étais dedans!

Le classique que vous n’avez jamais vu?

«Casablanca» [avec Ingrid Bergman et Humphrey Bogart]. Non! Jamais vu! Ça va sûrement arriver, je le verrais dans un avion... Mais pour l’instant, ça n’a pas adonné. D’ailleurs, la question existe à cause de ça; on a tous des films qu’on n’a pas vus!

Un(e) acteur(trice) qui vous fascine?

En haut de toute la liste, hommes et femmes confondus, c’est Daniel Day-Lewis. Il me fait peur, encore à ce jour.

Dans quel film aimeriez-vous vivre?

Si je n’attrape pas le scorbut, ce serait dans «Amadeus». Ces soirées mondaines à écouter un peu de clavecin, ça me tente beaucoup... et à manger des mamelons de Vénus!

Votre film culte?

L’un des films que j’ai vus le plus souvent est «Brazil» de Terry Gilliam. C’est un long métrage unique en son genre qui me fait rire encore beaucoup.

Le film qui vous fait pleurer?

«Cinema Paradiso» parce que c’est la plus belle fin que j’ai vue de ma vie.

Si tout était possible, quel réalisateur, vivant ou mort, aimeriez-vous inviter au cinéma?

Celui que j’inviterais est Claude Zidi. Je n’ai pas le goût d’un grand réalisateur! Je suis curieux de voir s’il est «smart», emmerdant... Nous n’irions pas voir de film, je n’aime pas parler de cinéma avec les gens de cinéma. Je préfère parler d’autre chose pour les connaître.