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Meurtre d’Ophélie Martin-Cyr

Sauter de l’auto lui a sauvé la vie

Antoine Lacroix | Agence QMI

Une jeune femme a sauvé sa vie en sautant d’une voiture qui roulait à vive allure lorsqu’elle a vu qu’un de ses deux présumés ravisseurs avait sorti une arme à feu. Son amie Ophélie Martin-Cyr n’a pas eu cette chance.

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«Le Journal» a pu s’entretenir en exclusivité avec une proche qui a pu parler avec la survivante de 21 ans. Celle-ci est toujours à l’hôpital depuis qu’elle a fui ses deux ravisseurs dans la nuit de mardi à mercredi à Trois-Rivières. Ophélie Martin-Cyr, elle, est morte assassinée. Son corps a été trouvé dans un champ de Yamachiche, mercredi matin.

Sauter pour sa vie

Après avoir fait monter les deux filles dans une voiture et avoir tenté de les faire parler avec des menaces verbales et des claques, l’accusé René Kègle, 38 ans, aurait sorti son arme à feu pour menacer les deux filles.

«L’instinct de survie a embarqué. Elle a compris qu’elle ne s’en sortirait pas vivante si elle restait dans le char. [René] Kègle avait trop pété un plomb», soutient la proche de la fille de 21 ans, qui a requis l’anonymat.

La survivante aurait alors décidé de sauter de la voiture en marche, qui roulait à haute vitesse, pour sauver sa vie.

«Elle a réussi à s’enfuir. Les gars se sont mis à sa recherche et Kègle aurait déchargé son arme dans sa direction, sans l’atteindre. Elle a pu aller trouver du secours et appeler la police. Aujourd’hui, elle est très, très sous le choc, mais se porte bien physiquement», précise notre source.

Ophélie Martin-Cyr et son amie auraient été ciblées par René Kègle et Francis Martel (voir autre texte) en raison d’un vol d’argent qui aurait été commis récemment.

«Elles n’avaient rien à voir avec le vol, mais elles connaissaient la personne qui l’avait fait. C’est pour ça probablement que Kègle voulait les voir. Ophélie est morte en protégeant quelqu’un», affirme notre source.

Filles «brassées»

Dans la voiture, Kègle aurait rapidement commencé à poser des questions sur le vol aux deux jeunes filles. L’absence de réponses l’aurait mis hors de lui et il serait devenu menaçant et violent.

«Il les a vraiment brassées. Il leur a fait du mal et il les menaçait. Des claques se sont données. Mais elles n’ont jamais rien dit. Puis Kègle savait qu’elles étaient au courant de l’endroit où se trouvait la personne qu’il recherchait pour le vol», raconte notre source.

Selon elle, René Kègle «n’avait plus rien à perdre», car il aurait «plein de problèmes de dettes».

Kègle serait vendeur de crack et de cocaïne à Trois-Rivières selon deux sources distinctes. Il aurait également des problèmes de consommation des produits qu’il vendait.

- Avec la collaboration d’Amélie St-Yves et de David Prince

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