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Mission du Dr Marsolais

Soutenir ceux qui consentent au don d’organes

TVA Nouvelles

Alors que plusieurs familles québécoises ne consentent toujours pas au don d’organes d’un de leurs proches décédé, un médecin qui milite pour cette cause souhaite que les familles soient mieux informées et accompagnées.

C’est pour cette raison que la Mission du Dr Marsolais organise aujourd’hui à Laval une formation pour ceux qui offrent du soutien aux familles qui acceptent le don d’organes.

«À partir du moment où vous dites oui au don d’organes et le moment du prélèvement, il y a en moyenne 36 heures au Québec de temps d’attribution, d’investigation et tout ça. Pour les familles, ce sont 36 heures qui sont très souffrantes parce que vous voyez votre fils, votre fille sur un respirateur à faire des tests en attendant qu’on trouve un receveur et vous ne pouvez pas commencer votre deuil tant qu’on n’a pas complété ces tests-là et qu’on n’a pas libéré la personne», explique Dr Pierre Marsolais, du centre de prélèvement d’organes de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Cette situation est confirmée par Sylvia Massia, mère d’une adolescente qui a perdu la vie en 2008 et qui a sauvé, grâce au don d’organes, quatre vies.

«Le plus difficile, c’est de dire oui parce que rendu là on accepte, on comprend qu’elle va mourir.»

Le but de l’organisme du Dr Marsolais est justement d’accompagner les familles de donneurs durant cette période difficile.

«Il faut leur permettre d’assimiler cette nouvelle-là et de réaliser que le décès est survenu et, qu’au bout de la ligne, d’avoir sauvé des vies ça va leur apporter énormément de réconfort», ajoute Dr Marsolais.

Au Québec, 37% des familles d’une personne admissible au don d’organes ont refusé d’aller de l’avance l’an dernier.