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Des élus fédéraux inquiets pour la santé des jeunes

TVA Nouvelles

À quelques heures de la légalisation du cannabis au pays, les conservateurs expriment leurs inquiétudes en tant que parents.

«Le plus gros danger, pour moi, il est clair, c'est la banalisation, particulièrement chez les jeunes», affirme le député de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes.

Les députés sont nombreux à dire qu'il n'y a pas eu suffisamment de prévention, de sensibilisation et d'éducation auprès des adolescents.

C’est l’avis de Pierre Paul-Hus, député conservateur dans la circonscription de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles: «On a commencé à parler du débat sur la marijuana. Mes enfants, qui ont 13 et 14 ans, ont dit: "Papa, on va pouvoir fumer du weed." J'ai dit: "Non, non." Les adolescents pensent, vu que ça va être légal, qu'ils vont pouvoir en consommer, alors que c'est totalement le contraire.»

Si des messages contradictoires sont véhiculés selon certains députés, les libéraux sont convaincus que leur approche est la bonne.

«Je crois que la situation qui existe en ce moment est bien pire que la situation que nous allons amener le 17 octobre», plaide le ministre des Transports, Marc Garneau.

Marché noir

Les libéraux soutiennent que les jeunes ont facilement accès au cannabis sur le marché noir. La légalisation fait cependant en sorte que les familles en parlent plus facilement.

«Le fait qu'on en parle depuis plusieurs mois m'a amené moi, comme père et avec ma conjointe évidemment, à en parler beaucoup plus honnêtement avec mes enfants», relate le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos.

Le chef parlementaire du NPD, Guy Caron, souligne pour sa part «qu'il est vraiment important d'être honnête, de ne pas être ultra dramatique, mais de ne pas non plus banaliser les choses.»

«C'est important que des discussions aient lieu, oui, à la maison, mais également à l'école et ces endroits-là où les jeunes sont ensemble et peuvent en parler entre eux autres», ajoute Luc Berthold, député conservateur dans Mégantic-L’Érable.

À Ottawa, les élus respectent et partagent les inquiétudes des parents.

«Les parents n'ont pas été mis à contribution, donc savoir que mon petit-fils va être en contact avec le pot dans pas loin de trois ou quatre jours, moi, ça m'insécurise en tant que grand-maman», témoigne la députée conservatrice de la région de Québec Sylvie Boucher.

L'opposition continue d’affirmer que la légalisation a été précipitée. Elle exige maintenant que des programmes d'éducation soient bonifiés et que des études exhaustives soient menées sur les effets néfastes de la consommation auprès des jeunes.

-D’après un reportage de Michelle Lamarche

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