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Le vaccin contre le VPH ne diminue pas l’âge du premier rapport sexuel

Agence QMI

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Les parents n’ont plus à s’inquiéter. Une étude démontre que la vaccination contre les papillomavirus humains (VPH) n’a pas rendu leurs enfants plus actifs sexuellement.

En Colombie-Britannique, des parents et des chefs religieux avaient émis l’hypothèse que la vaccination contre le VPH dévergonderait les jeunes en ayant des relations sexuelles plus tôt, avec plus de partenaires et sans protection.

L’étude publiée dimanche dans le «Canadian Medical Association Journal» portant sur un peu moins 300 000 filles se déclarant hétérosexuelles de Colombie-Britannique montre que la vaccination aurait, en fait, fortement diminué le nombre de coïts avant 14 ans.

Les filles étaient aussi moins propices à boire de l’alcool ou à consommer des drogues. Les filles fréquentant le secondaire utiliseraient plus souvent les moyens de contraceptions et le préservatif, d’où une baisse des grossesses.

L’auteure de l’étude, Dre Gina Ogilvie, du Centre de contrôle des maladies de Colombie-Britannique, attribue ces résultats par une meilleure prise de conscience des enfants liée à une meilleure éducation sexuelle.

«Les enfants ne sont pas en train de devenir plus conservateurs», a-t-elle expliqué en entrevue au «Vancouver Sun». «Ils sont mieux informés sur les conséquences de leurs décisions et ils ont plus d’autonomie sur les choix à faire à propos de leur corps.»

En 2008, la Colombie-Britannique a lancé un programme non obligatoire de vaccination en milieu scolaire contre le VPH pour les filles de 6e année et de secondaire 3. En 2011, le vaccin devient gratuit pour les filles de 12 ans, et en 2017 aux garçons.

Le vaccin du VPH est plus efficace lorsqu’il est administré avant que l’enfant ne soit exposé au virus, donc avant les premiers rapports sexuels.

Le VPH augmente de façon importante le risque de cancer. 75% de la population canadienne contracte au moins une fois dans sa vie un VPH.