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Une jeune femme à l’avenir prometteur tombe dans l’enfer de la drogue

TVA Nouvelles d'après Yves Poirier

Catherine Richelieu avait tout d’une jeune femme normale, mais surtout talentueuse.

Joueuse de soccer chevronnée, leader naturelle, aimée par ses amies, entraîneurs, parents, proches.

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Rien ne la prédestinait à mourir d’une surdose de drogue. Tout porte à croire que c'est ce qui se serait produit le 16 août dernier. Elle n'avait que 24 ans. 

«Elle dégageait le bonheur, jamais elle ne disait à quelqu’un qu’elle allait mal, jamais elle ne disait du mal de quelqu’un. Puis elle avait la Foi.  Elle transmettait cela à tout le monde», a raconté sa mère Nathalie Renaud en entrevue à TVA Nouvelles.

Relation difficile

Selon elle, Catherine a commencé à changer après avoir vécu une relation amoureuse difficile à laquelle elle avait mis fin, à 17 ans.

 «Elle n’exprimait pas ça à nous, mais plus à ses amies bien proches. C’était de la jalousie possessive de l’abus physique de la manipulation, ainsi de suite. Elle a décidé de mettre un terme à cette relation-là. C’est après où j’ai vu des changements.»

Ses parents ont déménagé à Rivière-des-Prairies, dans le nord-est de Montréal, où tout a déraillé pour la jeune femme.  

«Ses amis ont changé, son entourage a changé, elle a lâché le soccer, elle ne voulait plus aller à l’école. Elle voulait aller travailler. Moi je voyais un changement qui ne lui ressemblait pas. J’ai essayé de l’approcher, mais je me suis dit ‘’c’est une adulte il faut que je lui fasse confiance’’. ».

Catherine a commencé à fumer un petit joint, mais les drogues dures ont suivi.

«Elle est tombée dans la cocaïne, parce qu’elle s’est fait approcher par des gens pas trop recommandables. Elle vivait de nuit, alors pour tenir, on lui a carrément donné la cocaïne.  Quand elle est tombée fortement dans la cocaïne, bien pour s’en procurer, il fallait qu’elle travaille. Ses payes passaient là-dedans.»

Elle a touché au speed, au crack, avant d’arrêter un moment avant de retomber dans l’héroïne.

«C’est l’une des pires drogues pour s’en sortir, seul. Le sevrage est différent, ça fait mal physiquement, c’est très dur de s’en sortir seul. »

Admise en psychiatrie

Mme Renaud ignore si la consommation de drogue a déclenché un problème mental chez sa fille.

Les parents de Catherine ont tenté de la forcer à se faire soigner dans un hôpital psychiatrique afin de la faire évaluer, grâce à un ordre de la cour.

«Faut pas banaliser les drogues. Il y a en a des gens qui vont prendre du cannabis, qui vont s’arrêter là. Mais ça c’est quoi le pourcentage? Moi ce que j’ai vécu les six dernières années, je sais très bien que le pourcentage de gens qui arrêtent au cannabis est bas. Parlez à vos enfants», demande la mère endeuillée.

«La vie est demandante pour les jeunes aujourd’hui, il faut toujours performer, soit aux études, dans le sport, au travail. Quand ça devient trop, on essaye des choses, on prend des échappatoires, on pense qu’un petit joint ça va nous aider nous relaxer, mais ça peut être une bombe à retardement qui nous fera plonger profondément dans la drogue. »

La mère de Catherine attend toujours le rapport du coroner qui tend à démontrer que sa fille est morte d’une surdose.

 

 

 

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