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La pénurie d'employés frappe durement les restaurants trifluviens

La journée a mal commencé, mardi, à la Binerie Chik du centre-ville de Trois-Rivières lorsque le nouveau cuisinier ne s'est jamais présenté.

«C'est récurrent. Ça fait deux fois que ça arrive en peu de temps», a déploré Jean-Guy Bertrand, copropriétaire. Faute de pouvoir recruter le personnel requis, les propriétaires doivent mettre les bouchées doubles. «On est trois actionnaires ici et on fait tous plus de 50 à 60 heures par semaine», a-t-il ajouté.

Plusieurs restaurants de Trois-Rivières sont dans la même situation. La succursale de Pizzéria Châteaudun du boulevard des Récollets a dû mettre la clé sous la porte. Dans la vitrine, un écriteau confirme que c'est en raison d'un «manque de personnel».

Tout juste à côté, Poulet Frit Kentucky a été forcé de réduire ses heures d'ouverture depuis un an. Sur une affiche, la chaîne de restaurant attise l'esprit de curiosité d'éventuels candidats: «Rapproche-toi du secret de la recette».

Pour conserver son personnel, la microbrasserie Gambrinus confère une plus-value au travail. «En ce moment en cuisine, on demande aux employés, leurs idées. Qu'est ce qu'ils pourraient faire? Y a-t-il des recettes ou un coup de cœur ou quelque chose», a confié Marc Veillet copropriétaire.

Il faut aussi offrir un meilleur salaire et plus de vacances. «Avant d'être engagés, ils disent moi c'est deux semaines là, trois là et une quatrième semaine, là. Est-ce que ça va? Oui», a ajouté avec résignation le restaurateur.

Chez A&W, il faut se résoudre à ouvrir plus tard ou à fermer plus tôt en fonction de la disponibilité des employés. «Ça fait trente ans que je suis en restauration. Ça fait 20 ans chez A&W et je n'ai jamais vu ça», a fait savoir la gérante Josée Courchesne.

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