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Les produits de la SQDC passent-ils le test?

Alexis Tremblay | TVA Nouvelles

Deux habitués du cannabis, Vincent Boisclair et Samuel Côté, âgés respectivement de 23 et 21 ans, se sont procurés de la marijuana légalement pour la toute première fois mercredi.

Accompagnés d'un journaliste de TVA Nouvelles, les deux amis ont fait la file du côté de la succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) de Lévis. L'attente s'est prolongée pendant deux heures, dans le froid.

Lorsque leur tour est venu, les deux comparses ont enfin pu entrer dans la boutique et aller à la rencontre des conseillers de la SQDC, qui étaient une dizaine.

«Dès notre entrée, on a été pris en charge. On nous a posé des questions et on a voulu s’assurer qu’on était dans de bonnes conditions mentales», a raconté Samuel.

«C’est vraiment nouveau. J’ai été conseillé par des gens formés et j’ai acheté du cannabis certifié, de qualité. J’ai pas acheté mon cannabis dans un char louche derrière un appartement», a pour sa part expliqué Vincent.

Après leurs achats, les deux amis se sont rendus à l'appartement de Samuel. Tous deux ont acheté plusieurs variétés de produits.

Pour la première fois, Vincent a testé la consommation de cannabis via un vaporisateur. Il préfère ingérer son cannabis au lieu de le fumer pour éviter d’avoir à respirer la fumée et pour protéger ses poumons.

Fébriles, tous deux ont réalisé qu’ils ne seront plus considérés comme des criminels parce qu'ils consomment de la marijuana.

«Il n’y a pas grand-chose qui va changer. Je consommais avant, je consomme aujourd’hui, mais au moins, je le fais sans me dire que je suis illégal, que je suis un criminel. À partir de maintenant, on va pouvoir aider ceux qui ont besoin d’aide au lieu de les punir», a commenté Vincent.

De son côté, Samuel souligne le caractère récréatif du cannabis, qui lui permet de vivre et voir la vie différemment, d’élargir ses horizons.

Quelques minutes après avoir consommé du cannabis acheté à la SQDC, les deux amis ont déjà commencé à en ressentir les effets et confirment la qualité des produits.

Ils souhaitent que la légalisation soit une opportunité pour mettre davantage l’accent sur la recherche, l’innovation et la prévention.

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