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Questions et inquiétudes dans les communautés autochtones

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

La légalisation du cannabis suscite bien des questionnements dans les communautés autochtones dont les dirigeants sont inquiets.

Le chef du Uashat mak Mani-Utenam, Mike Mckenzie, est très inconfortable et qualifie de patate chaude la nouvelle législation.

Il ne souhaite pas que sa communauté, déjà identifiée comme plaque tournante du trafic de stupéfiants sur la Côte-Nord, devienne un bar ouvert pour les trafiquants.

Un intervenant en toxicomanie de la communauté, René-John Fontaine, partage aussi ces inquiétudes même s’il ne prévoit pas une augmentation importante de la consommation de cannabis. Il n’y aura pas de point de vente de la Société québécoise du cannabis à Sept-Îles avant plusieurs mois.

René-John Fontaine croit qu’il faudra être aux aguets et accentuer la sensibilisation auprès des jeunes en particulier.

Il remarque que la consommation de cannabis ouvre parfois la voie à la consommation de drogues dures comme le speed qui a fait des ravages dans la communauté au cours des dernières années.

Il s’inquiète aussi des effets de la consommation de cannabis sur la santé mentale.

« On ne se le cachera pas, la consommation de cannabis entraîne souvent des problèmes de schizophrénie. Moi, mon travail, il se peut que ça augmente si la consommation est accessible. Il y a des centres spécialisés pour les autochtones pour verbaliser leurs émotions. Les jeunes consomment aussi pour oublier. »

L’Association des Premières Nations du Québec et du Labrador a aussi soulevé des inquiétudes.

Selon son président, Ghislain Picard, les moyens dont disposent les Premières Nations pour se préparer à la mise en œuvre de la Loi ne sont pas du tout à la hauteur du besoin.

L’appel qui avait été lancé par l’Assemblée au gouvernement fédéral au mois d’août n’a pas eu d’écho jusqu’à présent.

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