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Tumeur au cerveau

Une première à l'Institut neurologique de Montréal

TVA Nouvelles

Une première a été réalisée à l'Institut neurologique de Montréal alors que des médecins ont procédé à un traitement de radiothérapie précoce après une chirurgie au cerveau.

Les médecins de l'Institut neurologique ont retiré un glioblastome, une tumeur dans le cerveau, à un patient de 45 ans, une façon de faire qui pourrait prolonger la vie des patients.

La délicate intervention chirurgicale a duré six heures. Sous le regard de médecins venus d'Europe et des États-Unis pour cette première canadienne, la radio-oncologue a procédé à une séance de radiothérapie dans la zone où la tumeur a été enlevée.

 

«Ça, c'est la tumeur du patient qui a été enlevée. Et nous, on introduit l'appareil de radiothérapie immédiatement dans la cavité chirurgicale», explique la Dre Valérie Panet-Raymond, radio-oncologue au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

«Ça dure environ 30 minutes, pour délivrer cette dose», précise le Dr Jan Seunt Jens, physicien au CUSM.

«Souvent, la radiothérapie débute un minimum de trois à cinq semaines post-chirurgie, détaille la Dre Panet-Raymond. Ça nous permet au moins de donner une première dose de radiothérapie pour diminuer les chances qu'il y ait une croissance.»

Le cancer réapparaît

Malheureusement, dans la majorité des cas, ce type de tumeur va réapparaître.

«Dans 70% à 80% des cas, le cancer revient entre, normalement, un an et trois ans», affirme le Dr Kevin Petrecca, neurochirurgien à l’Institut neurologique de Montréal.

On ne peut pas parler de guérison pour les malades touchés.

Six jours après l'opération, le patient, Gordon Ato Kumson, dit qu'il se porte bien. Il s'apprête à quitter l'hôpital, mais devra tout de même se soumettre à d'autres traitements pour accroître ses chances.

«Il va avoir 30 traitements de radiothérapie avec une chimiothérapie combinée», dit la radio-oncologue du CUSM.

La première intervention du genre a été réalisée en Allemagne, en 2013, lors d'un essai clinique. L'Institut neurologique participe à la deuxième phase de la recherche internationale depuis avril, laquelle regroupe 12 centres hospitaliers dans le monde, dont l'Allemagne, les États-Unis et l'Espagne.

À l'Institut neurologique, 80 patients vont subir la même intervention chirurgicale au cours des deux prochaines années.

«Si cela a sauvé ma vie aujourd’hui, ça pourrait en sauver des milliers d’autres dans le futur», relève M. Ato Kumson.

-D’après un reportage d’Harold Gagné