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Le gouvernement pourrait obtenir moins de 1 milliard $ des médecins spécialistes

SÉBASTIEN ST-JEAN/24H MONTREAL/AGENCE QMI

Nouvellement nommés, les ministres des Finances et de la Santé ne peuvent garantir qu'ils iront chercher 1 milliard de dollars dans les poches des médecins spécialistes.

Le tout nouveau ministre des Finances, Éric Girard, a souligné jeudi que le gouvernement Legault se basera sur l’étude de l’Institut canadien d’information sur la santé sur l’écart de salaire entre les médecins du Québec et de l’Ontario. «L’hypothèse du milliard, c’était qu’ils gagnaient plus. Alors définitivement, si l’étude donnait un résultat contraire, ce serait... L’étude, c’est les faits, les données, pour prendre les décisions, amorcer les négociations», a-t-il précisé.

Le discours de la CAQ a évolué depuis le dépôt du dernier budget Leitao au printemps dernier. «On va réduire de 1 milliard$ la rémunération des médecins spécialistes», promettait alors François Legault. La somme, assurait-il, devait servir à financer la baisse de la taxe scolaire (au coût de 700 millions$) et d’autres services.

McCann veut négocier

Encore en campagne électorale, celle qui est devenue ministre de la Santé, Danielle McCann, affirmait: «Déjà, on leur donne 1 milliard $ en trop. Si on ne fait pas une pause, c’est un autre milliard qu’on donnerait aux médecins spécialistes».

Jeudi, elle a refusé de réitérer ses propos. «Nous allons négocier de bonne foi avec les médecins spécialistes, dit-elle maintenant. J’ai confiance que nous allons arriver à une solution gagnant-gagnant.»

Danielle McCann ouvre déjà une voie de passage. «J’entends beaucoup les médecins spécialistes, à travers les médias et autrement, dire que, eux, ce qu’ils veulent, c’est améliorer l’organisation des services, a-t-elle souligné. [...] Ils ont besoin d’avoir davantage de support, de personnel, qu’on ouvre les blocs opératoires plus longtemps. Alors, c’est aussi de ça qu’on va parler.»

La nouvelle ministre a également promis de mettre fin à la pratique du «bâton», qu’elle associe à l’ère Barrette.

Abolition des commissions scolaires

De son côté, Jean-François Roberge a hérité du ministère de l’Éducation, après avoir été critique du même dossier dans l’opposition. Deux importants défis attendent le député de Chambly.

Il devra tout d’abord trouver le moyen de construire suffisamment de classes pour offrir la maternelle 4 ans à tous les parents qui souhaitent y envoyer leur enfant.

«Il va falloir changer nos façons de faire pour rénover nos écoles beaucoup plus rapidement, a-t-il dit. Il ne s’agit pas de mettre plus d’argent, mais de changer les façons de faire. [...] Donc, les premières énergies dans les prochaines semaines vont être à améliorer la gouvernance et à améliorer la planification des travaux.»

La CAQ promet également d’abolir les élections scolaires, pour transformer les commissions scolaires en centre de services. Et pas question de faire une exception pour la communauté anglophone, qui s’était rebellée quand le gouvernement Couillard a tenté de mettre fin aux élections scolaires.

«Il n’est pas question de faire une exception, a dit Jean-François Roberge. On pense que notre plan s’applique autant aux réseaux anglophone que francophone.»

Grâce aux centres de services, a-t-il ajouté, les communautés anglophones «ne perdront absolument pas la mainmise sur leurs écoles».

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