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Un cannabis d'une qualité supérieure à celle de la rue

Jean-François Cloutier | Le Journal de Montréal

La qualité du pot vendu à la Société québécoise du cannabis (SQDC) est supérieure à celle de la rue, selon plusieurs acheteurs de cannabis qui ont fait l’essai de la drogue devenue légale mercredi.

«J’ai ri pendant 10 minutes juste en regardant la forme du filtre du joint. C’était vraiment excellent», nous a dit, enthousiaste, Sophie Presseault, 19 ans, lorsque contactée en début de soirée.

Cette étudiante en langues du Cégep de Saint-Jérôme a fait l’achat de deux joints préséchés Blue Dream pour 10,90$ de la souche de cannabis Sativa à la succursale de la SQDC de Mirabel hier matin.

«C’était la première fois que j’essayais le Sativa, car dans la rue il y a presque juste du Indica. Le Sativa, c’est un cannabis de jour, qui te fait rire, te rend productif, imaginatif», a-t-elle assuré.

Mme Presseault dit fumer du pot une à deux fois par jour à son retour du cégep (avant de faire ses devoirs) et aussi parfois avant de se coucher. Selon elle, les vendeurs de la rue vont devoir se spécialiser avec des produits plus concentrés pour conserver leur pertinence auprès des jeunes consommateurs d’herbe.

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Corey Stone, un gérant de resto-bar du centre-ville de Montréal de 32 ans, abonde dans le même sens. Il a testé le cannabis Indica Rock Star, l’Alien Dog et le Temple hier, tous produits par la compagnie ontarienne Aurora.

«L’Alien Dog était pas terrible, mais les deux autres étaient vraiment bons», a-t-il dit.

Selon lui, on peut trouver des produits de qualité similaire dans la rue, mais le grand avantage de la SQDC est le contrôle de la qualité et la constance.

«Dans la rue, tu ne sais jamais ce qu’ils mettent. Le gars qui produit peut être en prison et des fois la fumée du pot est noire, c’est louche», a-t-il dit.

Stone dit avoir obtenu une prescription d’un médecin pour pouvoir consommer légalement du cannabis avant la légalisation. La marijuana, qu’il consomme quotidiennement même avant d’aller travailler, l’aide à améliorer «sa santé mentale», selon lui.

Les points de vue étaient similaires chez plusieurs fans de pot qui s’exprimaient sur le groupe Cannabis 101 sur Facebook.

La plupart des reproches portaient sur le prix et sur le fait qu’il n’est pas possible de bien inspecter la drogue avant de l’acheter à la SQDC.

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