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Le crucifix à l’Assemblée nationale est là pour rester, dit Legault

Simon Clark/Agence QMI

S’il cherche à établir le plus grand consensus possible sur la laïcité, François Legault n’a pas l’intention de décrocher le crucifix qui trône au-dessus du siège du président de l'Assemblée nationale.

Le nouveau premier ministre caquiste veut interdire le port de signes religieux chez les enseignants, les juges, les policiers et les gardiens de prison. Il a néanmoins manifesté récemment une certaine ouverture à discuter d’un droit acquis pour les employés actuels.

Mais le sort du Christ en croix qui domine les joutes parlementaires semble scellé. «Notre position est claire concernant le crucifix, on le garde. Maintenant, de façon générale, je vais être ouvert à tous les consensus, mais notre position est claire, on garde le crucifix, c’est un objet patrimonial important», a affirmé François Legault vendredi, en conférence de presse à son nouveau bureau de l’édifice Honoré-Mercier.

La laïcité traitée au conseil exécutif

Signe qu’il veut régler très rapidement, le dossier de la laïcité sera traité directement par le conseil exécutif, c’est-à-dire l’équivalent du ministère du premier ministre. Il s’agit d’une pratique très inhabituelle. C’est son jeune ministre de l’Immigration et leader parlementaire Simon Jolin-Barrette qui en assurera la «supervision».

Ce dernier aura également d’autres dossiers controversés à gérer, comme la réduction des seuils d’immigration et l’implantation des fameux tests que la CAQ veut imposer aux nouveaux arrivants. Le premier ministre Legault a réitéré vendredi qu’il veut réduire de 52 000 à 40 000 le nombre d’immigrants que le Québec accueille dès 2019.

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