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La rectrice prend les allégations «au sérieux»

Daphnée Dion-Viens

 - Agence QMI

Agence QMI

La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, est choquée par les présumés cas d’intoxication à ce qui pourrait être du GHB, la «drogue du viol», dont auraient été victimes des étudiantes en médecine sur le campus.

«Le Journal» rapportait vendredi que l’Université Laval mène une enquête interne après qu’un signalement ait été fait auprès du service de sécurité pour un événement survenu lors des activités d’initiations, en début de session.

«C’est choquant»

Huit autres étudiantes ont aussi rapporté de façon anonyme des situations semblables, en tant que victimes ou témoins, a indiqué la direction.

La rectrice Sophie D’Amours a affirmé que ces informations étaient prises «extrêmement au sérieux». «C’est choquant», a-t-elle lancé.

Tout en rappelant que l’Université Laval est l’équivalent d’une «petite ville» avec près de 60 000 personnes qui peuvent y circuler chaque jour, Mme D’Amours a indiqué que son établissement n’était pas «à l’abri de ce défi» de société qui «nous dérange».

«On veut agir»

La rectrice a souligné que le mécanisme annoncé dans la nouvelle politique pour lutter contre les violences sexuelles avait été utilisé pour la première fois, permettant aux différents acteurs membres de cette « équipe multidisciplinaire concertée » de se réunir autour de la même table afin de partager de l’information.

«On n’est pas dans une relation de ping-pong, tout va plus vite pour nous», a indiqué Sophie D’Amours.

«On veut agir», a-t-elle ajouté, tout en promettant des sanctions si l’enquête permet de retrouver les personnes qui ont commis ces «actes criminels».