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Affaire Khashoggi: «C’est vraiment un meurtre terrible» -la ministre Freeland

TVA Nouvelles

Le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 2 octobre dernier dans le consulat de son pays, suscite de nombreuses questions et braque les projecteurs du monde entier sur le royaume de l’Arabie saoudite.

C’est l’un des sujets d’actualité que la ministre des Affaires étrangères canadienne, Chrystia Freeland, a abordés avec Pierre Bruneau mercredi au TVA 17h.

«Le Canada a dit samedi que les explications de l'Arabie saoudite n'étaient pas crédibles, n'étaient pas cohérentes. C'était important de dire ça. Nous travaillons maintenant en étroite collaboration avec nos alliés, surtout au niveau du G7», a-t-elle mentionné en reconnaissant qu’il s’agissait d’«une grave crise».

«C'est vraiment un meurtre terrible. Nous évaluons toutes les options. Et nous sommes convaincus qu'une réaction unie avec nos alliés, si nous pouvons réagir ensemble, notre réaction peut être plus efficace», a insisté Mme Freeland. Elle a ajouté que ce travail de collaboration prend un peu plus de temps, mais que ça en valait la peine.

Questionnée à savoir si Ottawa aurait dû profiter de l’occasion pour réclamer la libération de Raif Badawi, Mme Freeland a convenu que la situation du Canadien emprisonné depuis 2012 en Arabie saoudite «est très inquiétante» et qu’il fallait continuer d’en parler. Mais elle a réitéré l’importance d’une réponse «stratégique» et concertée à l’échelle internationale.

La ministre a tenu à relever une phrase, une «idée forte», provenant de la déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7, cette semaine: «Nous avons dit ensemble que l'Arabie saoudite doit prendre des mesures pour qu'une chose pareille ne puisse jamais se reproduire.»

En ce qui concerne le dossier du nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique (AEUMC), la ministre Freeland ne croit pas que le Canada s’est fait avoir, bien au contraire.

«Je pense qu'il est important de se rendre compte que c'était une négociation que nous avons faite dans une période très protectionniste. La période la plus protectionniste de ma vie, peut-être de votre vie aussi. Et le fait que nous avons maintenu l'accès au marché américain, pour les entreprises et pour les travailleurs canadiens, c'est une réussite.»

Producteurs laitiers

D’autre part, Chrystia Freeland est aussi revenue sur l'insatisfaction des producteurs laitiers qui ont lancé une campagne mettant de l’avant les produits de chez nous.

«C'est vrai que nous avons donné [aux Américains] un accès additionnel au marché canadien. C'est un accès qui ressemble à l'accès que les conservateurs ont donné avec l'accord du Partenariat transpacifique du PTP. Et c'est important aussi de se souvenir que la demande des Américains, au début de la négociation, était que le Canada doit abolir la gestion de l'offre. Nous avons maintenu la gestion de l'offre», souligne-t-elle.

Elle a de plus commenté la découverte de plusieurs colis piégés aujourd'hui à différents endroits aux États-Unis.

Voyez l’entrevue intégrale de la ministre Freeland au TVA 17h dans la vidéo en haut de cet article