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Montréal ne courtisera pas les touristes du pot

Sylvain Larocque | Agence QMI

Dirigé par Yves Lalumière depuis 2013, Tourisme Montréal est financé par les gouvernements et par la taxe sur l’hébergement. M. Lalumière a prononcé, hier, un discours dans le cadre d’un déjeuner-causerie organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal.

Chantal Poirier

Dirigé par Yves Lalumière depuis 2013, Tourisme Montréal est financé par les gouvernements et par la taxe sur l’hébergement. M. Lalumière a prononcé, hier, un discours dans le cadre d’un déjeuner-causerie organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal.

Même si Tourisme Montréal se donne l’objectif d’attirer deux millions de visiteurs de plus d’ici 2022, il n’est pas question de miser sur le «cannatourisme» et de transformer la métropole québécoise en Amsterdam de l’Amérique du Nord.

«On n’en fera pas une promotion active. On veut être prudents. La porte est ouverte, mais avec des signaux jaunes», a résumé hier le PDG de Tourisme Montréal, Yves Lalumière, après un discours au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

«Le cannatourisme, ça peut offrir une possibilité [d’attirer des visiteurs], mais on a tellement d’autres attributs», a-t-il ajouté.

Occasion ratée ?

Au début du mois, le producteur de cannabis Hexo a estimé que le Québec rate une occasion sur le plan touristique en restreignant la consommation du pot dans plusieurs lieux publics.

Selon une étude réalisée en 2016, 5 % des touristes de passage au Colorado affirmaient que la raison principale de leur visite dans l’État était la consommation de cannabis.

Les touristes japonais et coréens pourraient toutefois se montrer hésitants : les lois de leurs pays leur interdisent de consommer de la marijuana où que ce soit dans le monde.

Airbnb

M. Lalumière s’est par ailleurs réjoui de l’accord que Québec a conclu avec Airbnb l’an dernier. En vertu de l’entente, le géant américain perçoit la taxe sur l’hébergement de 3,5 %, dont une partie est reversée aux organismes touristiques régionaux.

Ironiquement, Tourisme Montréal utilise ensuite une partie des revenus provenant d’Airbnb pour faire la promotion des hôtels de la région.

«Notre job à nous, c’est vraiment d’amener des touristes à Montréal et qu’ils couchent le plus souvent possible en milieu hôtelier», a expliqué Yves Lalumière.

Airbnb et les autres plateformes du genre représentent désormais plus de 12 % du marché de l’hébergement dans la région montréalaise, a indiqué le dirigeant.

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