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Rupture de stock

La SQDC songe déjà à fermer des succursales

Pierre Couture | Journal de Montréal

En raison de fortes ruptures de stocks, la Société québécoise du cannabis (SQDC) songe déjà à fermer des succursales au Québec.

Cette option fortement rejetée la semaine dernière est maintenant envisagée par la direction de la SQDC seulement huit jours après la légalisation du cannabis au pays. La SQDC compte 12 succursales au Québec.

«Dans l’état actuel des choses, le maintien en opération du réseau de succursales sera un défi», reconnaît un porte-parole de la SQDC, Mathieu Gaudreault.

Les nombreuses ruptures de stocks dans les 12 magasins de la SQDC forcent de nombreux employés à se tourner les pouces.

Dans plusieurs succursales de la SQDC, des employés tournent en rond alors que les tablettes sont vides et que clients se font de plus en plus rares.

La SQDC soutient que ses fournisseurs officiels de cannabis sont incapables de répondre à la forte demande partout au Québec.

Plusieurs mois de délais

La SQDC prévoit que cette situation devrait d’ailleurs perdurer au cours des prochains mois.

«Les producteurs auront donc un travail colossal à effectuer pour structurer l’approvisionnement des points de vente de la SQDC», soutient le porte-parole de la filiale de la SAQ.

Mercredi soir, après sept jours d'activité dans les SQDC, 138 150 ventes de produits du cannabis avaient été réalisées.

Quelque 84 850 ventes de cannabis ont été conclues dans les succursales de la société d'État alors que 53 000 transactions ont été effectuées en ligne depuis une semaine.

PDG par intérim

Le départ rapide du grand patron de la SQDC, Alain Brunet, une semaine seulement après la légalisation du cannabis force cette filiale de la SAQ à se réorganiser.

C’est Jean-François Bergeron, un ancien de la SAQ ayant piloté la mise sur pied de la SQDC, qui assumera dorénavant les commandes par intérim du navire.

Alain Brunet avait prévu de mettre sur pied le réseau de magasins et de distribution de la SQDC avant de prendre sa retraite à la fin du mois de décembre 2018.

Il serait parti plus tôt que prévu pour écouler ses journées de vacances accumulées, dit-on à la SQDC.

L’an dernier, Alain Brunet a obtenu une rémunération totale de 482 660 $ à titre de PDG de la SAQ.

 

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