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La santé mentale est l'enjeu de «sécurité numéro un», selon Labeaume

Stéphanie Martin | Agence QMI

SÉBASTIEN ST-JEAN / AGENCE QMI

La gestion des gens qui ont des problèmes de santé mentale est sur le point de devenir le «problème de sécurité numéro un» dans certaines villes canadiennes, estime le maire de Québec.

Régis Labeaume est très préoccupé par la question des itinérants qui vivent des problèmes de santé mentale. Selon lui, avec le désengagement des gouvernements et la diminution des services de première ligne, par exemple à Québec avec la fermeture de l'urgence psychiatrique de l'hôpital Saint-Sacrement, il y aura de plus en plus de personnes ayant besoin d'aide qui se retrouveront sans ressources au cours des prochaines années.

«Ce qui se passe est très inquiétant.» Ne voulant pas blâmer les gestionnaires du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, le maire tient quand même à faire passer son message.

«On voudrait être sûr qu'ils comprennent bien que c'est un problème qui s'en va en augmentant et que pour nous, les gestionnaires municipaux, ça va devenir très sérieux tantôt et particulièrement en termes de sécurité.»

M. Labeaume identifie cet enjeu comme un des «principaux défis pour l'avenir». Car il revient aux municipalités de gérer les personnes qui n'ont pas de toit et qui vivent avec des difficultés de santé mentale. «On ne peut pas les laisser errer dans la ville 24 heures par jour.»

La Ville de Québec se trouve à assumer une partie du fardeau. «On augmente les budgets des spécialistes des organisations communautaires en santé mentale. Il commence à y avoir un problème, là.»

Il interpelle le gouvernement, qui a «désinstitutionnalisé et qui depuis ce temps-là, n'a pas fait grand-chose».

Il réclame des gestes pour régler le problème. «Il faut qu'on travaille ensemble. Je ne suis pas fâché parce qu'ils ne nous ont pas consultés. Je dis juste que je veux qu'ils sachent que c'est un problème. [...] Il faut qu'il se passe quelque chose.»

Avant de demander des fonds supplémentaires, le maire estime qu'il faut «s'organiser ensemble», mais «à un moment donné, va falloir investir. Ça me semble évident».