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Le nombre de fumeurs en hausse au Canada

Christopher Nardi | Agence QMI

Malgré toutes les campagnes de sensibilisation et le nombre faramineux d'études qui détaillent les effets nocifs du tabac, le nombre de fumeurs a augmenté de 18 % entre 2015 et 2017 au Canada.

C’est le constat étonnant qui ressort de l’édition 2017 de l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) de Statistique Canada et Santé Canada. Au total, on calcule qu’il y avait 4,6 millions de Canadiens qui consommaient régulièrement du tabac en 2017, comparativement à 3,9 millions en 2015. Une tendance qui se reflète aussi au Québec.

Le nombre de Canadiens disant avoir consommé du cannabis durant la même période a aussi augmenté de deux points de pourcentage.

Cigarette traditionnelle

Contrairement aux États-Unis, ce ne sont pas les produits de vapotage qui attirent de plus en plus d’utilisateurs, a ajouté Erin Rutherford, gestionnaire de la division de surveillance du tabagisme au ministère.

C’est plutôt la cigarette traditionnelle qui aurait attiré un plus grand nombre de consommateurs de 25 ans et plus. De nombreux intervenants contactés par «Le Journal» étaient étonnés des résultats de l’ECTAD et peinaient à expliquer pourquoi davantage de personnes étaient attirées par le tabac.

Enjeu d’échantillon?

Or, il n’est pas impossible que les résultats de 2015, qui représentaient un creux historique du tabagisme à travers le pays, aient été plus élevés en raison d’un enjeu d’échantillonnage, admet Santé Canada. Une théorie qui a aussi été avancée par la cofondatrice de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, Flory Doucas.

«Les résultats que nous avons vus cette année sont étonnants, mais ils ne sont pas choquants. Or, ceux de 2015 ont été particulièrement plus bas que prévu, et ce n’est pas du tout impossible qu’il y ait juste eu un enjeu d’échantillonnage qui ait influencé les résultats», a analysé Mme Rutherford, qui indique que toutes les autres études nationales sur le tabac montrent une tendance vers la baisse.

«On verra avec la prochaine édition de l’Enquête en 2019 s’il y a vraiment une tendance vers la hausse, ou si c’était juste un bip sur le radar», a-t-elle poursuivi.

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