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Le clergé n'a rien contre l'analyse de cadavres à Bécancour

Les autorités religieuses assurent voir d'un bon œil l'expérience universitaire visant à laisser des corps humains se décomposer à l'extérieur, à Bécancour.

L'Évêché de Nicolet a assuré les chercheurs qu'il n'entretenait aucune objection morale à l'égard de l'utilisation des dépouilles. «On regarde ça d'un bon œil, d'un bon côté», a indiqué David Saint-Laurent, avocat en droit canon et chancelier du diocèse de Nicolet.

«Je me suis informé du côté éthique. C'est sûr que, du côté de l'Église catholique, on a toujours été ouvert aux recherches scientifiques et au développement», a-t-il poursuivi.

Le spécialiste assistera à l'assemblée publique d'information prévue pour la fin novembre afin de répondre à toute forme de préoccupation de nature morale et éthique quant à la tenue de cette expérience.

L'Église a tout de même demandé, ce qui était déjà prévu, que les restes humains soient traités avec respect et dignité.

Sur un site de Bécancour protégé par une haute clôture surmontée de barbelés et recouverte de toiles opaques, des chercheurs universitaires déposeront des dépouilles humaines afin d'observer leur décomposition sur des périodes allant jusqu'à trois ans. L'expérience servira les fins de la science criminalistique et sera utile lors d'enquêtes sur des homicides et des disparitions.

Les autorités universitaires ont aussi contacté la réserve abénakise de Wôlinak, qui est située tout près du site, ainsi que les autorités municipales de Bécancour.

«Ça, vraiment, ça nous a pris par surprise. Ça n'est pas passé comme une lettre à la poste. Il y a eu beaucoup de discussion», a révélé le maire Jean-Guy Dubois qui avait réuni son conseil à cet effet la semaine dernière. La Ville a finalement donné son approbation.

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