/finance/homepage

Possibles pertes d'emploi

Abandon du projet Apuiat: des conséquences jusque dans la Matanie

Vanessa Limoges | TVA Nouvelles 

L'abandon du projet de parc éolien Apuiat sur la Cote-Nord aura des répercussions jusque dans la Matanie, de l'autre côté du fleuve Saint-Laurent.

«Sans ce projet-là, plusieurs [employés] vont perdre leur emploi, a lancé Yannick Ouellet, le propriétaire des Entreprises Ouellet inc., dont 95 % des contrats de transport routier hors normes proviennent de l'éolien.

«Dans la région, au niveau des pièces d'éoliennes il y en a beaucoup qui partent par train. Au niveau du transport routier, il y en a moins, alors on se fiait beaucoup sur ce projet-là, évidemment», a poursuivi celui qui craint de devoir mettre à pied jusqu'à 18 employés.

L'industrie éolienne est très importante pour la Matanie. Plusieurs entreprises de la région œuvrent dans la chaîne de production qui sert à produire l’énergie éolienne.

Chez JMN électrique, où l'on s'occupe, entre autres, de l'installation électrique dans les tours d’éoliennes, on estimait avoir une chance sur deux d'obtenir le contrat du projet Apuiat.

«Si on avait eu le contrat, ça aurait eu un impact sur deux ans. On parle d'environ 4 à 5 millions $ de retombées économiques, donc 2,5 millions $ par année», a expliqué le président-directeur général chez les Entreprises d'électricité J.M.N., Éric Mcneil.

La ville de Matane comptait aussi sur ce projet pour relancer l'usine d'Enercon, fermée depuis déjà deux ans, faute de contrats. «Le projet innu sur la Côte-Nord, et bien, pour nous, c'était un espoir, que ce projet-là permette à l'usine d'Énercon de redémarrer les opérations. Donc, pour nous, ça enlève tous les espoirs, évidemment», a expliqué le maire de Matane, Jérôme Landry.

La Ville de Matane et des partenaires économiques demandent au nouveau gouvernement de mettre en place un plan d'action pour les régions qui vivent et dépendent de l'industrie éolienne, advenant la fin du projet.

Le projet éolien Apuiat visait la construction d'un parc éolien 200 mégawatts près de Port-Cartier, dans le cadre d'un partenariat entre Boralex et neuf communautés innues.