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Comment détecter l’alcool ou la drogue au volant

TVA Nouvelles 

Après avoir intercepté un automobiliste en bordure de route, les policiers doivent conduire une série de trois tests afin d’obtenir les motifs raisonnables de croire que le sujet est sous l’influence de l’alcool ou de la drogue. Un agent de la Sûreté du Québec en a fait la démonstration dans le studio du Québec Matin vendredi.

Voyez la démonstration complète dans la vidéo ci-dessus.

S’il accepte, l’automobiliste doit se tenir debout hors de son véhicule. Le policier fait d’abord le test du nystagmus du regard horizontal. Le suspect doit suivre la pointe d’un crayon et le policier tentera de détecter une forme de secousse rythmique du globe oculaire, une forme de sautillement de l’œil.

Le test de la démarche vient ensuite. L’automobiliste doit marcher, un pied devant l’autre avec le talon touchant les orteils de l’autre pied. Après neuf pas, il doit effectuer un demi-tour et faire neuf pas à nouveau.

Le policier porte alors attention sur huit différents indices, comme l’utilisation des bras ou l’équilibre.

«Certaines personnes n’arriveront pas à suivre toutes les consignes, a indiqué Stéphane Lamarre, spécialiste moniteur en sécurité routière de la SQ. On appelle ça des examens d’attention partagée. C’est multitâches, comme la conduite automobile.»

Finalement, l’automobiliste doit faire le test d’équilibre et se tenir sur un pied pendant 30 secondes.

La suite au poste de police

Le patrouilleur peut alors tirer une conclusion. Soit il a obtenu les motifs raisonnables de croire que la personne est sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue, soit il libère l’automobiliste.

Dans le premier cas, la personne peut être amenée au poste de police où elle rencontrera un agent évaluateur. Si l’alcool n’est pas en cause, la drogue doit être considérée.

Il y aura alors 12 étapes d’évaluation, d’une durée de 45 à 60 minutes. Cette démarche servira à obtenir la preuve qui sera présentée en cour contre le suspect.

«Tous les agents évaluateurs vont suivre la même façon de faire, les mêmes 12 étapes pour être en mesure d’émettre une opinion sur une catégorie de drogue qui a un effet sur le sujet évalué», a expliqué Stéphane Lamarre.

Au final, pas moins de 95 % des dossiers des agents évaluateurs seront corroborés par le laboratoire de science judiciaire et de médecine légale.

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