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Violence conjugale au Québec

«Il y a des vies qui auraient pu être sauvées»

TVA Nouvelles

Au Québec, une dizaine de femmes sont assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint chaque année : des morts qui auraient pu être évitées, croit l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD).

En moyenne, 19 000 plaintes de victimes pour des crimes comme des agressions sexuelles, du harcèlement ou des séquestrations sont faites dans la province annuellement.

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«Une trentaine de femmes se font menacer de mort chaque année. Une dizaine sont assassinées», a expliqué Nancy Roy, directrice générale de l’AFPAD, vendredi, en entrevue au «Québec matin».

«Il y a des vies qui auraient pu être sauvées», a-t-elle ajouté.

Tout le système doit être repensé, tant au niveau du travail des policiers qu’au niveau législatif.

«Il faut repenser la formation des policiers, mieux les outiller pour détecter les signes avant-coureurs d’une violence qui pourrait être dramatique», a soutenu la directrice générale de l’organisme.

L’AFPAD plaide pour que le projet de loi C-75, déposé à Ottawa, impose un renversement de preuves aux accusés sans qu’ils aient besoin d’en être à une récidive.

«C’est consternant de voir à quel point les législateurs prennent du temps à changer pour protéger et sauver des vies», a dit Mme Roy.

Les gouvernements doivent aussi mieux investir dans les centres d’hébergement pour aider les femmes en situation de violence conjugale.

«Plus le système judiciaire va être efficace, plus les femmes vont avoir confiance et moins de vies seront volées chaque année», a conclu Nancy Roy de l’AFPAD.

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