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Entrevue avec Julie Le Breton

«La vie m’envoie de beaux cadeaux»

François Hamel | Agence QMI

Dominick Gravel/Agence QMI

Énergique et enjouée, Julie Le Breton mord dans la vie à pleines dents, et celle-ci le lui rend bien.

La comédienne joue dans «Tu te souviendras de moi», le nouveau film d’Éric Tessier. Son bonheur manifeste et son espièglerie sont contagieux et font du bien à l’âme!

Julie, dans «Tu te souviendras de moi», tu incarnes Isabelle, la fille d’Édouard (Rémy Girard). Comment la décrirais-tu?

C’est une journaliste qui aimerait être affectée à la politique, mais qui couvre plutôt les faits divers. Ça ne lui convient pas, et on la retrouve dans un moment de sa vie où elle est comme en latence. Ça ne va pas nécessairement mal avec son amoureux ou avec sa famille, mais elle a un début de quarantaine inconfortable. Elle est à côté de ses pompes.

La maladie de son père — qui souffre de l’Alzheimer — va la pousser à s’occuper de lui. Ça va l’ébranler, et peut-être aussi la reconnecter avec son essence, ses émotions et un autre drame familial dont personne ne parle.

Un autre drame enfoui dans le passé?

Oui. La maladie d’Édouard replonge toute la famille dans des souvenirs dramatiques.

Est-ce la première fois que tu joues aux côtés de Rémy Girard?

Oui. (sourire) Quand j’ai fait une apparition dans «Les Bougon», nous étions dans la même pièce, mais c’est la première fois que nous échangeons des répliques. C’est génial, c’est un acteur tellement formidable et généreux! Puis, dans ce film, on va le découvrir très touchant, car il manifeste une vulnérabilité à laquelle nous ne sommes pas habitués de sa part. Parce que même dans «Les invasions barbares», il faisait preuve de force et de rébellion jusqu’à la fin.

Que dire de tes autres comparses sur ce plateau?

David Boutin incarne mon copain, Karelle Tremblay, sa fille, et France Castel campe ma mère. C’est agréable, parce que nous ne sommes pas nombreux. On est vraiment devenus un noyau, une famille rapidement. D’autant plus que nous avons eu le privilège d’avoir des répétitions avant le tournage, ce qui, comme tel, est plutôt rare. Ça nous permet de tous arriver sur le plateau avec de bonnes bases.

Contrairement à ton personnage, toi, à 43 ans, tu sembles mordre dans la vie à pleines dents...

C’est plus facile pour moi de le faire, parce que je suis plus confiante et que la vie m’envoie de beaux cadeaux.

D’ailleurs, as-tu d’autres projets en ce moment?

Je tourne également la série «Les pays d’en haut» jusqu’à Noël.

Tu mènes les deux projets de front?

Oui, et ça se passe bien. J’ouvre un tiroir, j’en ferme un autre... Dimanche dernier, j’ai fait un double! (sourire) Dans la journée, je travaillais sur le film, et le soir, j’étais sur le plateau des «Pays d’en haut». Mais j’ai pratiquement eu tout l’été de congé.

Et que nous réserve Délima dans la quatrième saison de la série?

Elle est désormais mariée à Oscar, joué par le formidable Fabien Cloutier; elle a obtenu son permis d’alcool, mais elle baigne encore dans les «magouilles» pour maintenir son hôtel en vie. Les bûcherons sont en grève, ce qui entraîne une baisse de sa clientèle.

La relation entre Délima et son frère, Séraphin, sera-t-elle toujours aussi tumultueuse?

Oui. Moi, j’aimerais avoir 1000 scènes avec Vincent Leclerc, parce que j’adore jouer avec lui. Mais comme nos personnages ne peuvent pas se sentir, ils se voient très peu. Cela dit, Vincent et moi avons récemment croisé le fer lors d’une très belle scène.

Tu as aussi des projets au théâtre, n’est-ce pas?

Cet hiver, j’entreprendrai les répétitions pour la pièce «La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé», une nouvelle création de Michel Marc Bouchard qui prendra l’affiche au Théâtre du Nouveau Monde le 14 mai.

Tu disais plus tôt que tu avais presque tout l’été de congé. À quoi l’as-tu occupé?

J’ai voyagé, je me suis reposée, j’ai profité de la vie... En août, je suis allée deux semaines aux îles Galapagos pour l’émission «Les flots». C’était génial! Je m’adonne à la plongée sous-marine depuis 20 ans et, l’an dernier, l’émission m’avait permis de me rendre au Bélize. Sinon, j’ai aussi visité les Îles-de-la-Madeleine et l’Italie. Bref, j’ai eu un été formidable!

Combien de temps as-tu séjourné en Italie?

Dix jours. Je suis allée en Toscane et à Rome.

Quel a été l’un des moments forts de ce voyage?

Ce qui était particulièrement génial, c’est que nous y avons célébré le 50e anniversaire de mariage de mes parents. Ma soeur avait loué une villa absolument formidable en banlieue de Florence. Nous y étions toute la famille, à admirer la vue sur les vignes et les oliviers, à boire du vin, à manger, à se baigner. Ç’a vraiment été un beau moment familial.

Guillaume Parisien, ton copain depuis quatre ans, t’a-t-il accompagnée dans tes différentes escapades?

En Italie et aux Îles-de-la-Madeleine, oui. Mais pas aux îles Galapagos, parce qu’il avait repris le travail.

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