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«Ma fille peut partir tranquille»

TVA Nouvelles

Paix et soulagement. Près de quatre ans et demi après le meurtre de Gabrielle Dufresne-Élie, à Montréal, les proches de l’adolescente ont finalement obtenu justice, hier, alors que Jonathan Mahautière a été reconnu coupable de meurtre non prémédité.

«Je n’ai pas de mot pour expliquer ce que je ressens en dedans. Le soulagement est là, mais il reste quand même un petit goût amer parce qu’elle ne reviendra plus. Je ne reverrai plus ma fille, mais on va réapprendre à vivre avec ça et reprendre une vie soi-disant normale», a confié en entrevue au Québec matin la mère de la victime, Marlène Dufresne.

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«Ça fait vraiment un gros poids de moins sur les épaules parce que ça fait quand même quatre ans qu’on est dans le processus. Le fait que c’est terminer on peut enfin se dire qu’on peut tourner une page et ça fait vraiment du bien», ajoute la sœur jumelle de Gabrielle, Chloé

Le processus judiciaire a été particulièrement long et pénible pour les proches en raison de l’avortement du premier procès de Mahautière, en mai 2017, alors que les jurés n’avaient pas réussi à s’entendre sur un verdict unanime.

«J’ai trouvé ça plus dur cette année que l’année dernière parce que j’avais perdu confiance en le système judiciaire et en la société en général parce qu’on n’en était pas arrivé à un verdict au premier procès. Le jury, quand je le regardais, je me demandais si ça allait se terminer de la même façon. Je me suis mis à douter», explique Marlène Dufresne.

Malgré le fait que la peine qui sera imposée à Mahautière ne ramènera jamais sa fille, la femme estime que Gabrielle peut désormais partir en paix.

«Ma fille peut partir tranquille. C’est une paix pour elle, pas juste pour moi. Qu’on la laisse partir en paix.»

«La société doit dire : ça ne passe plus»

Comme la mort de Gabrielle Dufresne-Élie est survenue lors d’une rupture amoureuse avec Jonathan Mahautière, Marlène Dufresne souhaite que l’événement contribue à un éveil de la société en ce qui a trait à la violence conjugale.

«Le mobile, c’est la rupture amoureuse. Je crois qu’il faut être conscient que la violence conjugale, lorsqu’il y a des ruptures amoureuses, il faut vraiment que ça change. La société doit dire : ça ne passe plus», conclut-elle.

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