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Armement

Avion de combat: Dassault se retire de la course au Canada

Agence France-Presse

Dassault Aviation ne participera pas avec son Rafale à l'appel d'offres du Canada en vue du remplacement de sa flotte d'avions de combat, a annoncé jeudi la Direction générale de l'armement (DGA).

«Hier, nous avons eu un échange avec nos homologues canadiens. Je suis donc en mesure de confirmer» que Dassault ne participera pas, a déclaré Thierry Carlier, directeur du développement international de la DGA.

«À ce stade, on était dans un "Request for Information", une phase d'échanges préliminaires sur les conditions dans lesquelles allait se dérouler cette compétition. On leur avait dit dès le départ qu'on n’était pas certain à l'issue de cette phase d'échanges qu'on y participerait avec le Rafale. Effectivement, c'est ce qui s'est passé», a-t-il ajouté.

Interrogé sur le fait que cette décision était liée au fait que la France ne fait pas partie du club des «5 eyes only», qui regroupe les services de renseignement des États-Unis, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, il a répondu par l'affirmative.

«On a considéré qu'un certain nombre de conditions n'étaient pas remplies pour que ça représente un intérêt», a précisé Thierry Carlier.

Le Rafale était l'un des cinq concurrents potentiels pour ce contrat de 88 avions de combat à livrer en 2025 à la défense canadienne afin de remplacer ses actuels chasseurs CF-18 vieillissants.

Les autres constructeurs sont les américains Boeing (F-18 Super Hornet), Lockheed Martin (F-35), le Typhoon du consortium européen Eurofighter, dont fait partie Airbus avec le britannique BAE et qui est soutenu par la Grande-Bretagne, et le Suédois Saab (Grippen).

La mission principale de ces avions est de patrouiller dans le ciel nord-américain de concert avec l'US Air Force dans le cadre du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD).

Le contrat est estimé à 19 milliards de dollars canadiens (13 milliards d'euros), selon la presse canadienne. Tous devront soumettre leurs propositions au printemps 2019.

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