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Prédateur en liberté depuis 18 ans

«Il faut envisager que le meurtrier soit décédé»

TVA Nouvelles

À la suite de l’émission de «J.E.» présentée jeudi soir au sujet du prédateur qui a tué Guylaine Potvin et qui a agressé une autre étudiante à Québec il y a maintenant 18 ans, un expert en enquêtes policières estime qu’il «faut envisager que [l’individu] soit décédé».

En entrevue au Québec matin, l’ex-sergent de la Sûreté du Québec (SQ) Jean-François Brochu a expliqué que ce genre de criminel a l’habitude de récidiver et qu’il serait étonnant qu’il n’ait pas fait d’autres crimes après tant d’années.

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«Peut-être en a-t-il fait d’autres... A-t-il changé son modus operandi et, à ces endroits-là, on n’aura pas d’ADN? Parce que, en principe, ce type de criminel récidive. Peut-être qu’il a été rencontré par les policiers et, à ce moment-là, ça refroidi les ardeurs et ce type se criminel peut, entre guillemets, se retenir pendant un certain temps. Mais une période aussi longue, ça serait exceptionnel», confie l’expert.

Le prédateur pourrait donc être décédé ou avoir quitté le pays. Chose certaine, Jean-François Brochu affirme que les chances de résoudre ces deux affaires «diminuent», mais il appelle quand même les gens à garder l’œil ouvert, particulièrement en lien avec les objets que le prédateur a dérobés chez ses deux victimes.

«Il est parti avec des trophées. Il est parti avec des objets des deux endroits. Ces choses-là, il y a quelqu’un qui a vu ça quelque part. Il y a quelqu’un qui a un doute sur un individu. Appelez les policiers, donnez-leur l’information et ils vont travailler.»

Le meurtrier a notamment volé la bague de finissante de Guylaine Potvin de même qu’un appareil photo, un petit coffre contenant de l’argent, une petite bourse et un bracelet.

Vérification de l’ADN à la mort

L’ex-sergent de la SQ Jean-François Brochu soulève la question à savoir si on ne devrait pas, de façon légale, prélever un échantillon d’ADN de chaque personne à son décès dans le but d’établir des concordances avec la banque de crimes non résolus.

«Ça donnerait des réponses aux familles, ça permettrait également de fermer des dossiers et ça aiderait probablement, aussi, à innocenter des gens qui sont suspects dans des dossiers et dont ils ne sont pas les auteurs», conclut l’expert en enquêtes policières.

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