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Société d'État

Inconduite sexuelle et primes non conformes chez Hydro-Québec?

Alexandre Robillard | Bureau d'enquête

Les administrateurs d’Hydro-Québec ont réclamé le départ d’un membre du comité de direction de la société en raison d’une inconduite sexuelle, a appris notre Bureau d’enquête.

Le 31 octobre, les membres du conseil d’administration ont pris connaissance d’un rapport rédigé à ce sujet par une consultante externe, Pierrette Rayle, juge de la Cour d’appel du Québec à la retraite.

En s’appuyant sur ses conclusions, ils estiment que l’inconduite du haut dirigeant «revêt un caractère sexuel en contravention avec la politique de tolérance zéro mise de l’avant» par la société d’État.

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Ces informations se trouvent dans une lettre des administrateurs transmise le 2 novembre au gouvernement. Aucun détail n’est donné sur les faits ni sur l’identité du cadre fautif.

Selon les administrateurs, le président-directeur général d’Hydro-Québec a reconnu avoir «manqué de transparence» en ne leur révélant pas ces allégations d’inconduite lorsqu’il les a apprises, «vers le 4 mai 2017».

Vérification

Les membres du conseil d’administration affirment également qu’ils ont découvert que des primes ou autres incitatifs étaient versés de façon irrégulière. Aucun détail n’est donné sur les sommes ou le nombre d’employés les ayant reçues.

Cette pratique contrevient «directement à la politique de rémunération incitative de la société et au décret gouvernemental adopté à cet effet», disent les administrateurs. Selon eux, la direction d’Hydro-Québec souhaite maintenir «certaines dérogations à la politique».

Réactions

Hydro-Québec n’a pas donné d’informations concernant le cas d’inconduite sexuelle.

«Lorsqu’une plainte s’avère fondée, des sanctions appropriées sont appliquées», nous a-t-on répondu.

La société d’État a expliqué que 75 employés sur 20 000 ont reçu des primes irrégulières à cause d’une mauvaise interprétation des règles qui «n’est pas liée à l’arrivée de M. Martel».

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