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Entrevue à Dumont

La médecine traditionnelle devrait laisser plus de places aux autres approches

TVA Nouvelles

La médecine traditionnelle devrait laisser plus de places aux autres approches thérapeutiques, telles que l’ostéopathie, l’acupuncture, ou la naturopathie, selon une spécialiste en santé intégrative de l’Université de Montréal.

«La médecine intégrative ne remplace pas le médecin, ça n’a jamais été l’objectif comme tel. Par exemple, pour la douleur chronique, on sait que les médicaments ne font pas le travail, et comportent des dangers, comme la surdose et la dépendance», explique en entrevue Chantal Lévesque à Mario Dumont.

Elle précise que d’autres avenues peuvent être exploitées pour soulager ces patients, et ce, en médecine alternative.«Il existe d’autres approches de soins pour lesquelles on a des données probantes sur des sujets comme l’acupuncture, et le curcuma par exemple.

Les États-Unis ont justement changé les protocoles de soins pour agir sur la crise des opioïdes, et gérer la douleur comme telle. Parce que ce n’est pas juste une question d’avoir mal.

Les gens perdent leur emploi, ne sont plus fonctionnels.

Aux États-Unis, on parle d’abord et avant tout des approches complémentaires».Selon elle, la fermeture des professionnels à la médecine intégrative est simplement due à leur manque de connaissances.

«Ils en entendent très peu parler dans leur formation initiale», note Mme Lévesque.Elle croit également que les médecins doivent travailler en parallèle avec les acupuncteurs, ostéopathes afin d’assurer la guérison du patient.«L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a une stratégie sur la médecine intégrative.

«Selon leurs recherches, les médecins et les professionnels de la santé qui ont eu de la formation dans ce domaine réduisent leurs coûts de service, les résultats sont là et la mortalité est moins élevée», conclut-elle.

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