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Rencontre avec Dominic Champagne

Legault ne signera pas le Pacte de transition

Patrick Bellerose

 - Agence QMI

Le premier ministre François Legault n’entend pas signer le Pacte pour la transition de Dominic Champagne et n’a pas pris d’engagements concrets au terme d’une rencontre privée jugée malgré tout positive par le célèbre metteur en scène et environnementaliste.

Déjà quelque 120 000 personnes se sont engagées, tout comme quelque 500 personnalités, à réduire leur empreinte écologique en signant le Pacte pour la transition publié par l’artiste engagé plus tôt cette semaine. Le document interpelle également les divers paliers de gouvernement à poser des gestes pour éviter la crise climatique.

Malgré le refus de François Legault d’ajouter son nom au Pacte, Dominic Champagne s’est montré enthousiaste devant l’attitude du premier ministre au terme d’une rencontre de près d’une heure. «Je ne me fais pas d’illusions sur le fait qu’il signe le pacte. Je ne m’en venais pas avec l’idée qu’il allait signer le pacte, mais je suis sincèrement agréablement surpris», a-t-il commenté.

Un porte-parole de M. Legault a expliqué que «ce n’est pas le rôle d’un premier ministre de signer un document provenant de tout groupe, qui interpelle son propre gouvernement», même si le Pacte appelle aussi à des actions individuelles.

Discours inaugural

Dominic Champagne avait sollicité cette rencontre grâce à un ami commun avec le premier ministre. Lors de l’assermentation de son conseil des ministres, François Legault a affirmé avoir «une sincère préoccupation pour les défis environnementaux» et avoir «bien reçu le message de la population», même si la question était largement absente du programme de la CAQ lors des dernières élections.

Le metteur en scène a notamment révélé que le premier ministre Legault devrait accorder une bonne part à l’environnement lors de son discours inaugural au début de la prochaine session parlementaire le 27 novembre prochain.

Malgré tout, Dominic Champagne n’a pas soutiré vendredi d’engagements concrets au premier ministre. Tout au plus, le metteur en scène a-t-il répété la volonté du gouvernement caquiste d’exporter les surplus d’hydro-électricité du Québec vers les États avoisinants, réduisant ainsi leurs émissions de GES.

Troisième lien

«Ce dont on a convenu ce matin, c’est de mettre la science au cœur des décisions politiques», a affirmé Dominic Champagne avant de dénoncer la pression des «lobbies». «On aurait tous envie d’avoir notre char, d’être seuls dans notre char», a-t-il ajouté.

Et la promesse de construire un troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis est-elle conséquente avec une démarche guidée par la science? Dominic Champagne admet avoir ses «propres préjugés par rapport au troisième lien». «Je veux croire que le premier ministre va mettre la science au cœur des décisions qu’on va prendre», a-t-il dit.

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