/news/culture

Ma vie en films

Catherine Beauchamp et sa rencontre mémorable avec John Travolta

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

JOËL LEMAY/AGENCE QMI

La passion qu’éprouve Catherine Beauchamp, la prêtresse de «Tapis rose» pour le cinéma ne date pas d’hier...

Catherine, quel est votre premier souvenir d’une salle de cinéma?

C’était «E.T. l’extraterrestre». Mais je garde un souvenir très vif du «Retour du Jedi» pour lequel je devais avoir quatre ou cinq ans. Nous étions à Ogunquit, dans le Maine, avec mes parents et c’était une journée où il pleuvait. C’est mon entrée dans la saga «Star Wars» et c’est aussi le moment où je suis tombée en amour avec deux personnes, Harrison Ford et la princesse Leia. C’est pour cela que j’ai un attachement profond pour ce bikini «gold». Ç'a probablement défini toute ma carrière et mon style vestimentaire!

Le premier film qui vous a durablement marquée?

Mes parents ont regardé beaucoup de films, ma mère est une grande cinéphile! J’ai donc été exposée trop jeune à beaucoup de films. «Les uns et les autres» de Claude Lelouch – que je n’ai jamais revu – m’a marquée. Toute la partie sur la guerre m’a profondément blessée. Le cinéma a été mon entrée dans le métier de chroniqueuse culturelle. À l’époque, je travaillais à la radio communautaire de CIBL. Ce que je trouvais intéressant c’est que, peu importe si on est dans l’émergence, dans le cinéma d’auteur, ou dans un cinéma qui est très commercial, un film reste un film. Claude Lelouch était venu à CIBL et je l’avais interviewé pendant une demi-heure... pour ne garder que quelques minutes. C’est là que j’ai eu l’idée de faire quelque chose de moins éphémère, avec des caméras.

Et plus récemment?

C’est «Un garçon magnifique». Ça rentre dedans, c’est marquant, c’est très beau. Le film possède une certaine lumière qui parle de rédemption, de résilience et d’amour parental aussi.

Votre premier «kick» au grand écran?

Harrison Ford! Mon «crush» sur Luke Skywalker a été très bref et s’est arrêté quand j’ai appris qu’il était le frère de Leia, à laquelle je m’identifiais! Mon chum me fait d’ailleurs penser à Harrison Ford.

Une trame sonore qui a bercé votre adolescence?

«Breakfast Club», surtout la dernière «toune», «Don’t You (Forget About Me)» de Simple Minds. Les films de John Hughes avaient d’excellentes musiques!

Des vedettes de cinéma qui vous ont le plus surprise en entrevue?

Quentin Tarantino et j’avoue que j’ai «pogné» de quoi. C’était plus grand que nature. Je ne suis pas du tout «groupie», mais là! À Cannes, j’ai eu la chance de participer à une table ronde avec John Travolta pour «Gotti». D’avoir une conversation d’égal à égal avec John Travolta, qui nous parle comme si nous étions des êtres humains, sans se mettre au-dessus de nous, ç'a été une belle surprise. J’ai eu la même chose avec Kit Harrington.

Un film qui vous fait pleurer?

Je vais aller dans le «quétaine» avec «Tendres passions» avec Shirley Maclaine, Debra Winger et Jack Nicholson. Toutes les fois qu’un être humain quitte, ça me fait pleurer, que ce soit au cinéma ou dans la vie.

Dans quel film aimeriez-vous vivre?

«Le fabuleux destin d’Amélie Poulain». Pour moi, c’est un chef d’œuvre. Lumineux, poétique.

Une réplique de film que vous aimeriez voir gravée sur votre pierre tombale?

«Hasta la vista, baby!» de «Terminator», que je dis souvent dans la vie.