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Festival MEGA

Le chanteur des Cowboys fringants s’attaque aux zombies du cellulaire

Amélie St-Yves | Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

En 2032, les résidents d’Hochelaga-Maisonneuve sont victimes d’un virus informatique qui transforme les humains en zombies à partir de leur téléphone cellulaire.

Il s’agit ici de l’histoire du nouveau jeu vidéo de l’entreprise Triple Boris, copropriété de Simon Dansereau et du chanteur du groupe Les Cowboys Fringants, Karl Tremblay.

«La ville est "zombéifiée", mais les cônes orange sont encore là», a dit en riant le populaire chanteur.

Les participants doivent tirer avec des pistolets laser sur les zombies pour neutraliser le virus. Le laser empêche les ondes du cellulaire de leur monter au cerveau, ce qui les guérit. Une fois réveillés, ils s’en retournent chez eux.

«D’habitude, les zombies sont un peu dégueulasses et on les fait exploser, on voulait se distancer de ça pour rendre le divertissement accessible au plus de gens possible», a dit Simon Dansereau.

Le jeu a été calqué sur le plan des rues et le style des bâtiments du quartier Hochelaga-Maisonneuve, à côté du Stade olympique, qui a toutefois été modélisé et doit être ajouté sous peu.

Réalité virtuelle à deux

Le jeu, nommé Virus 4.0, est destiné aux centres d’amusement et se déroule en réalité virtuelle, avec un casque sur la tête, un fusil dans les mains et des détecteurs de mouvements dans les airs.

Une des particularités est que deux personnes peuvent jouer en même temps, dans le même univers. Ils voient leurs personnages respectifs grâce aux détecteurs de mouvements.

Ils prennent place dans une boîte de camion virtuelle qui suit un chemin prédéfini, et qui fait parfois des arrêts.

Test

Les deux hommes font tester une version démo de cinq minutes pour la première fois cette fin de semaine, au salon MEGA qui se déroule au Marché Bonsecours jusqu’à dimanche.

Les participants remplissent ensuite un formulaire sur leur expérience.

«On essaie de mesurer comment cela fonctionne dans des conditions réelles d’utilisation. On va ramasser des données, ça va nous donner du matériel pour ensuite le vendre. On est super contents parce que le jeu marche bien», a dit Simon Dansereau.

Ils visent au final des missions d’une dizaine de minutes, qui pourraient être ajustées en fonction de potentiels acheteurs. Ils ne savent pas exactement quand le jeu sera complété. Depuis le début du projet en août 2016, environ 200 000 $ ont été investis sur Virus 4.0, dont 116 000 $ en subvention provenant du Fonds des médias du Canada.