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Bombardier

Les compressions d’emploi n’inquiètent pas les futurs ingénieurs

Agence QMI et TVA Nouvelles

Les récentes difficultés financières de Bombardier ne semblent pas éloigner les aspirants ingénieurs du programme de génie aéronautique de la Polytechnique de Montréal, où se tenait une journée portes ouvertes dimanche.

«Je ne suis pas tant inquiet. Oui, Bombardier est le plus grand employeur en aérospatial, mais ce n’est pas le seul», a tenu à rassurer un étudiant en génie aéronautique qui tenait le kiosque de son programme.

L’annonce de la multinationale cette semaine, qui compte supprimer 2500 emplois au Québec, n’a pas non plus refroidi Éric Laurendeau, professeur titulaire et directeur du programme de génie aérospatial à la Polytechnique.

Prof Éric Laurendeau Poly

 

«Bombardier n’est pas le seul employeur. Il y a CAE, Bell Helicopter, Pratt & Whitney, qui sont les donneurs de commandes, et il y a des milliers de petites et moyennes entreprises qui travaillent avec eux», a-t-il énuméré sur les ondes de TVA Nouvelles.

M. Laurendeau a cependant reconnu que sans le géant québécois de l’aéronautique, le programme qu’il dirige n’existerait probablement pas.

«[Bombardier] contribue, envoie des chargés d’enseignement et continue d’investir en recherche», a-t-il ajouté.

Or, le titre du géant québécois de l’aéronautique a perdu jusqu’au quart de sa valeur en Bourse après l’annonce de cette semaine. D’ailleurs, le nouveau ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon doit rencontrer lundi des représentants syndicaux et patronaux pour discuter des conséquences.

«À travers 25 ans de génie aéronautique à Montréal, nous voyons que nous sommes capables de croître à travers toutes les crises, comme la crise économique de 2008 ou celle du pétrole; les courbes sont en croissance», a commenté Éric Laurendeau, qui a préféré parler de «réalignement» pour Bombardier.

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