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Graves blessures au visage

Encore un enfant attaqué par un pitbull à Gatineau

Simon-Pier Ouellet | Journal de Montréal

Jeroen - stock.adobe.com

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Qu’un second enfant ait été attaqué par un pitbull en quelques mois à Gatineau est bien la preuve que ces chiens doivent être mieux contrôlés, soutient le père d’un garçon mordu l’été dernier.

Mathieu Giroux a appris avec désolation qu’une fillette de quatre ans a subi de graves blessures au visage après avoir été mordue par un chien de race pitbull jeudi soir, dans une résidence du secteur Hull.

«Est-ce qu’il va falloir qu’un enfant meure pour se réveiller ?» s’insurge le père de famille.

La fillette lançait la balle au chien à l’intérieur de sa résidence lorsque l’animal l’a attaquée. Quatre jours plus tard, la police de Gatineau ne sait toujours pas si le chien appartenait aux propriétaires de la résidence ou s’ils n’en étaient que les gardiens.

Confusion

«Il y a encore des choses à démêler, mais pour l’instant, nous avons donné quatre constats d’infraction au gardien du chien et cinq autres seront remis au propriétaire», a expliqué la porte-parole du corps policier, Andrée East.

Jusqu’à présent, les constats totalisent plus de 2400 $ et le propriétaire du chien s’expose à des milliers d’autres dollars en amendes. Tous les règlements municipaux en la matière ont pour ainsi dire été enfreints.

Règles sévères

L’animal ne possédait pas de médaille, n’était pas stérilisé et n’avait pas été dressé comme l’exige le règlement sur les chiens potentiellement dangereux à Gatineau. La municipalité n’interdit toutefois pas les chiens de type pitbull sur son territoire.

Les accusations criminelles ont été écartées. L’animal demeure sous la responsabilité du contrôle animalier de la Ville qui pourrait l’euthanasier.

En juin dernier, le fils de Mathieu Giroux, Hugo, a été attaqué dans sa poussette par un chien pitbull. Le père reconnaît que les règles sont déjà sévères à Gatineau, mais la Ville n’est pas capable de les faire respecter.

«On s’en remet à la bonne foi des propriétaires, mais les attaques continuent», explique l’homme. M. Giroux croit qu’il faut assurer la sécurité des humains avant celle des chiens.

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