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Les vitrines de Noël d’Ogilvy exposées au Musée McCord

Nadia Lemieux | Agence QMI 

NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI

Les célèbres vitrines mécaniques de Noël qui attiraient petits et grands devant le magasin Ogilvy depuis plus de 70 ans sont exposées depuis mardi au Musée McCord, qui veillera désormais à leur préservation.

Le Musée McCord a inauguré mardi l’exposition «Univers enchantés», mettant en vedette les deux vitrines de Noël iconiques conçues en 1947 par le fabricant de jouets allemand Steiff pour le compte de la Maison Ogilvy, le bien connu centre commercial de luxe situé à l’angle des rues Sainte-Catherine O. et de la Montagne.

Les deux scènes représentent des dizaines d’animaux en peluche animés mécaniquement dans des décors féériques des fêtes. Ces petits personnages ont pris leur retraite du magasin Ogilvy à l’hiver dernier, avant d’être légué au Musée McCord par la compagnie Holt Renfrew en mars.

«Aboutissement logique»

Jusqu’au 6 janvier prochain, les passants de la rue Sherbrooke pourront admirer gratuitement la vitrine «Le moulin dans la forêt», adjacente au Musée McCord. La seconde vitrine, nommée «Le village enchanté», peut quant à elle être contemplée au deuxième étage de l’établissement.

«C’est un peu un aboutissement logique pour nous parce que nous sommes le musée de l’histoire de Montréal et ces vitrines font vraiment partie de l’histoire de Montréal. Elles ont touché de multiples générations de Montréalais», a expliqué la présidente et chef de la direction du Musée McCord, Suzanne Sauvage.

Un travail de restauration des peluches et des mécanismes a été réalisé par le musée pour présenter les vitrines dans leur état optimal aux visiteurs en quête d’émerveillement.

«On est éblouis, a mentionné Mme Sauvage. C’est touchant, c’est d’une grande naïveté et d’une grande tendresse. Quand on regarde ça, on retombe en enfance.»

Héritage montréalais

Présente lors de l’inauguration, la conseillère de Ville et responsable des dossiers de la culture et de la réconciliation, Marie-Josée Parent, a souligné que les vitrines du magasin Ogilvy faisaient partie de l’héritage montréalais.

«Voir ce trésor-là exister de façon permanente au musée, c’est un grand geste parce que ça veut dire que cette partie de notre culture partagée a trouvé une maison pour toujours et qu’on va continuer à en prendre soin», a fait valoir celle qui avait elle-même pris l’habitude de contempler les vitrines depuis son arrivée dans la métropole en 2001.

Jean-Pierre Bherer, un Montréalais qui s’était arrêté pour observer la vitrine extérieure quelques minutes après son dévoilement, a abondé dans le même sens.

«Ça fait partie du patrimoine. C’est des choses que les gens ont vues pendant des années et des années, donc je trouve ça le fun qu’ils aient pu récupérer ça et que ce soit encore utilisé», a lancé l’homme qui se souvient avoir vu les installations chez Ogilvy lorsqu’il était petit.